Réformes économiques : la nécessaire révision du code du commerce – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Réformes économiques : la nécessaire révision du code du commerce

Réformes économiques : la nécessaire révision du code du commerce

Comme promis, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, n’a pas attendu longtemps pour instruire son gouvernement à réviser le Code du commerce actuel. Il s’agit surtout de lever les entraves bureaucratiques qui ont gelé l’investissement, de faciliter la création d’entreprises et de booster l’économie nationale.

Lors du dernier Conseil des ministres, on a fait état de la mise en place d’un groupe de travail chargé de la révision du Code du commerce en vue de l’adapter aux exigences des réformes économiques. Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette révision a pour but également de répondre aux évolutions de l’activité commerciale.

Le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de mettre en place les textes nécessaires pour la création d’une nouvelle forme d’entreprise : la SAS (Société par actions simplifiée). Une mesure « incitative » pour les jeunes pour « investir davantage ».

Il convient de rappeler que le président Tebboune insiste depuis quelque temps sur le climat des affaires en Algérie, qualifié de mauvais aussi bien par les organisations patronales que par les hommes d’affaires étrangers. Lors d’une récente intervention, le chef de l’Etat a haussé le ton, en faisant la radioscopie de l’économie nationale. Il a parlé clairement de blocage, considéré comme un « crime ». Il a cité plusieurs exemples et de cas d’usines à l’arrêt ou bloquées par des ruses procédurales, faisant perdre au Trésor des centaines de milliards de dinars et une perte de milliers de postes d’emplois pour les jeunes. Le 4 décembre dernier, dans un discours prononcé à l’ouverture des travaux de la conférence nationale sur la relance de l’investissement, Tebboune avait dénoncé ces blocages dont souffrent les investissements en Algérie. Il a expliqué que ces blocages sont provoqués par des bureaucrates corrompus.

C’est durant cette rencontre qu’il a promis de libérer les initiatives, de faciliter l’accès aux crédits bancaires et au monde économique pour les porteurs de projets, notamment les jeunes. Il a affirmé que cette libération des initiatives devrait se faire « sans les restrictions ni les entraves décourageantes qui freinent la créativité. »

Concernant la création d’une nouvelle forme d’entreprises sous l’appellation « Société par actions simplifiée » (SAS), le chef de l’Etat a mis l’accent sur « la création d’une nouvelle forme d’entreprises dans le secteur des start-up, comme mesure incitative des jeunes pour investir davantage », soulignant « la nécessité de lever des fonds pour investir dans ces entreprises dans le cadre d’une dynamique économique en constante évolution, loin de la logique purement administrative et dissuasive ».

Tebboune a insisté également sur « la promotion d’une vision positive pour l’application d’une politique économique efficace et la libération des initiatives des entraves et de la lourdeur des procédures ».

Le communiqué du Conseil des ministres n’a pas fourni de plus amples détails sur les dispositifs qui seront touchés par cette révision du Code du commerce.

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