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Nationale

Expulsion de migrants subsahariens: L’absurde appel des bien-pensants

Expulsion de migrants subsahariens: L’absurde appel des bien-pensants

Des ONG et des défenseurs des droits de l’homme veulent faire venir et encourager l’immigration clandestine des migrants africains. Ces migrants qui arrivent par milliers en Algérie n’ont aucune chance de repartir ensuite en Europe.
Les dispositions contraignantes prises par ces pays les empêchent d’accéder à leurs territoires. Aussi la majorité de ces migrants se trouvent obligés de rester en Algérie.
Des ONG, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires et des acteurs de la société civile algérienne se mettent à la mode des biens pensants de la gauche caviar française pour dénoncer les atteintes aux droits des migrants subsahariens. Ces parties viennent de lancer un appel pour dénoncer « fermement » les « opérations d’expulsions arbitraires, ciblant des milliers de migrants subsaharien-ne-s, parmi eux des personnes en extrême vulnérabilité.
Depuis le début de l’année 2018, une compagne généralisée d’arrestations arbitraires, suivies d’expulsions collectives et massives, a frappée l’ensemble des migrants originaires de l’Afrique subsaharienne, se trouvant sur le territoire national », dénoncent les signataires de l’appel.
Ces derniers affirment aussi que « plus de 1500 migrants ont été expulsés au cours de ces dernières semaines lors d’opérations entachées d’abus et en flagrantes contradictions avec le droit international des droits humains ».
Comme si ces harragas africains qui se déversent mensuellement par milliers sur le sol algérien avaient des droits à faire valoir.
En effet plus de 500 migrants arrivent chaque jour en Algérie à partir de Tamanrasset via des circuits professionnels établis à Agadez au Niger, plaque tournante de cette contrebande humaine. Ne rien faire, c’est lancer un appel d’air à ces milliers de personnes qui n’abdiquent jamais dans leur aventure.
De plus les moyens logistiques ne permettent pas d’héberger les quelques 120.000 migrants déjà sur place. Une fois établis en Algérie, ils refusent de retourner dans leur pays d’origine.
Que faire : aller les chercher un à un et les supplier à partir sans vacarme ni tracas. C’est une pensée naïve et ingénue. La semaine dernière des migrants installés au camp de Zeralda ont été avisés de leur expulsion ont usé d’un subtil stratagème pour éviter leur expulsion. Ils (homme, femmes et enfants) se sont déshabillés pour gêner voire retarder les opérations de transfert. Il aura fallu l’intervention des troupes spéciales de la gendarmerie pour les déloger.

Seul le Niger a conclu un accord de rapatriement
L’Algérie avait conclu un accord avec le Niger en 2014 pour le retour de ses ressortissant-dont la majorité sont des femmes et des enfants. Les autres pays refusent de signer de tels accords comme le Mali qui fournit le plus grand contingent de 30.000 migrants irréguliers maliens, selon les chiffres avancés fin mars dernier par un responsable du ministère de l’Intérieur. Il a aussi été indiqué que les migrants nigériens irréguliers dépassaient quant à eux les 20.000 personnes.

Il faut rappeler que les migrants embauchés dans des chantiers de construction sont tous épargnés.
De même que pour ceux qui ont trouvé un emploi dans les autres corps de métier. Interrogé sur les raisons de sa venue à Alger, Coulibaly a estimé que ce n’était qu’une question d’emploi et d’horizon : « Ici à Alger, le boulot est disponible, notamment dans les champs et les chantiers de construction. Je pense que c’est une bonne chance pour gagner de l’argent », selon l’APS. La majorité de ces migrants qui ont obtenu un emploi dans les mégaprojets lancés ces deux dernières décennies, a comblé le manque de main d’œuvre locale dont souffre le pays : « Les migrants sub-sahariens, sont ici pour travailler, ce sont des migrants économiques, c’est seulement un petit pourcentage – de 5 à 10 %- qui a pour objectif de quitter l’Algérie pour l’Europe », a affirmé le docteur Musette Mohammed Saib, directeur de recherche au Centre de recherche en Economie appliquée pour le Développement (CREAD), à Bouzareah.
Interrogé sur la vie que mènent les migrants irréguliers sub-sahariens en Algérie, Dr Musette Mohammed Saib, lui-même ancien migrant mauricien naturalisé, a indiqué : « soit ils travaillent dans l’informel comme beaucoup d’Algériens, soit ils versent dans la mendicité ».
Concernant les femmes et les enfants sub-sahariens, le chercheur a déploré « l’absence de chiffres » précis relatifs à ces franges vulnérables. Selon des enquêtes, qu’il avait consultées, beaucoup de migrantes travaillent comme femmes de ménage chez les familles et les enfants des migrants sont, dans la plupart des cas, scolarisés dans des centres de réadaptation relevant du ministère de la Solidarité nationale.
Toutefois, on rencontre toujours dans la rue des femmes et des enfants sub-sahariens s’adonnant à la mendicité, une réalité, qui pousse les autorités à redoubler d’efforts pour contenir ce phénomène. Sur les plans politique et juridique, le décideur algérien a opté pour « l’assimilation plutôt que l’intégration ».
Le droit du sol n’existe pas en effet en Algérie. Le migrant voulant obtenir la nationalité algérienne doit se marier avec une algérienne.

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