-- -- -- / -- -- --
Culture

Exposition de peinture à El Achour

Exposition de peinture à El Achour

Au nouvel Espace d’art contemporain, situé à El Achour, dans la périphérie ouest d’Alger, l’exposition Strates de l’artiste peintre Malek Salah, visible jusqu’à la fin du mois de mai, se présente comme un champ empli de graphisme et ouvert à diverses possibilités de dessin.

Le vernissage de l’exposition Strates a eu lieu ce samedi et le visiteur a eu droit à une collection d’une trentaine d’œuvres, représentatives d’une démarche artistique que le plasticien Malek Salah cultive depuis une quarantaine d’années. Son choix s’est porté sur des peintures sur toile, des œuvres sur verre, des volumes sous forme de podium cubique en forex qui portent en soi de la brillance, du reflet, de la transparence et de l’opacité. La réalisation de ses diverses œuvres met en évidence une partie graphique dessinée dont le nombre indéfini de traits est fait au crayon ou à la craie. Tout en mouvement, les sujets traités apparaissent avec une de couleurs neutres : blanc, noir et gris, ce qui donne l’impression d’une nette transparence et de contrastes agréables au regard. Il y a également des parties en jaune ou en ocre, exécutées généreusement au pinceau, relevant du rythme, de l’élan même de son auteur et d’une impulsion qui va à la recherche d’une solution. Les tableaux de Malek Salah représentent un univers fait de nuances, le spectateur ayant libre cours dans l’interprétation.
Une œuvre ou une autre pourrait évoquer des paysages, des lignes d’horizon, des éléments de la nature mais de manière abstraite. L’artiste explique lui-même, qu’il y a « deux niveaux concomitants qui sont à la base de cette production : l’un matériel, car il définit les techniques employées dans la superposition de coups de crayon, de craie, ou de pinceaux en plus de l’organisation en deux parties de chacune des peintures présentées. L’autre, mental, car il présuppose une investigation des différents niveaux intérieurs de la conscience. Les deux sont corrects et peuvent être des moyens pour une bonne lecture de cette exposition ». Il confie aussi que « chaque peinture a une histoire qui lui est propre, qui incorpore ces définitions auxquelles vient s’ajouter la relation que j’établis avec chacune d’elles. Chacune d’elles propose un dialogue ou l’œil du spectateur viendra effleurer la surface produite, mais où le mental ira en profondeur pour en comprendre la structure ».

Résolument investi dans différents niveaux intérieurs de la conscience, Malek Salah ne se dit ni artiste contemporain, ni artiste appartenant à tel ou tel école d’arts plastiques. Il confie avoir appris à aimer la peinture dans l’atelier de Choukri Mesli, lui qui se réfère aussi aux travaux de Cy Twombly, Antoni Tàpies, Mimmo Paladino, Jean-Michel Alberola et Gérard Garouste. Ses Strates se déclinent comme une invitation à la méditation sur soi.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email