Exploration offshore des hydrocarbures en Algérie : Des indicateurs positifs   – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Energies

Exploration offshore des hydrocarbures en Algérie : Des indicateurs positifs  

Exploration offshore des hydrocarbures en Algérie : Des indicateurs positifs  

Avec l’exploitation de son potentiel offshore d’hydrocarbures, l’Algérie devrait augmenter son potentiel énergétique et, par ricochet, le niveau de production et d’exportation. Selon les études lancées, les résultats s’annoncent prometteurs notamment pour le gaz naturel. 

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a en effet affirmé que les études en cours sur l’exploration offshore des hydrocarbures en Algérie ont révélé des indicateurs positifs, notamment en ce qui concerne le gaz naturel.  

« Les études menées sur deux régions, la première entre Skikda et Béjaïa et la deuxième entre Aïn Témouchent et Tlemcen, ont révélé des indicateurs positifs, eu égard aux richesses importantes en gaz naturel que recèlent ces deux sites importants », a-t-il déclaré, jeudi dernier lors d’une plénière au Conseil de la nation.

Le ministre a indiqué que l’exploration offshore des hydrocarbures figurait parmi les programmes mis en place par l’Etat pour le développement du secteur pétrolier et gazier, et que les études sont en cours pour déterminer les meilleures techniques d’exploration. « Une fois toutes les conditions réunies, nous lancerons l’exploration », a noté M. Arkab, précisant que seulement 47 % du domaine minier national a été exploré, et ce dans le Nord, les Hauts Plateaux et le Sud. « Nous avons encore du chemin à faire, notamment avec l’exploration offshore compte tenu des indicateurs sûrs et très importants que nous exploiterons en temps voulu », a-t-il indiqué.

Pour rappel, l’Algérie avait fait part de sa volonté d’explorer son potentiel offshore d’hydrocarbures, en dépit des coûts d’extraction élevés en comparaison avec l’exploration onshore, et ce compte tenu de l’apport prometteur de l’offshore. La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach avait prévu la réalisation de son premier forage pétrolier en offshore en 2023.

Raccordement électrique Algérie-UE : les discussions en phase finale

Le ministre de l’Energie a, en outre, évoqué le marché du gaz mais surtout la stratégie adoptée par l’Algérie en la matière. M. Arkab a ainsi affirmé que l’Algérie avait intégré dans sa stratégie l’intensification de la production de gaz en tant que priorité pour en faire une ressource accompagnant le développement de différentes énergies, à l’instar des énergies renouvelables. Il a, en outre, souligné que les prix du gaz algérien étaient parmi « les meilleurs au monde à l’heure actuelle », rappelant la position de l’Algérie, qui est l’un des principaux fournisseurs de gaz naturel à l’Europe et qui compte conforter sa place dans ce domaine.

Le ministre est, par ailleurs, revenu sur le projet de raccordement électrique entre l’Algérie et l’Europe via l’Italie, affirmant que les discussions étaient dans leur phase finale.

Dans ce sens, il convient de noter que lors de la rencontre qui a réuni, le 9 mai dernier, le P-DG du Groupe Sonelgaz, Mourad Adjal, et l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Alberto Cutillo, le projet de l’interconnexion électrique a été évoqué. La Sonelgaz avait alors indiqué que les deux parties avaient exprimé leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine énergétique, notamment en ce qui concerne l’interconnexion électrique, et ce à travers la réalisation d’un câble sous-marin reliant l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne.

Lors de la séance plénière du Conseil de la nation, il a été aussi question du projet du transport des minerais de fer à Béchar. Interrogé sur la concrétisation de ce projet, le ministre de l’Energie a rappelé la signature, par la Société nationale du fer et de l’acier FERAAL et l’entreprise chinoise Sinosteel, d’un contrat de réalisation d’une première unité de prétraitement des minerais de fer à Tindouf, d’une capacité de 4 millions de tonnes/année. Le projet sera achevé à l’horizon 2025.

La mine sera exploitée et développée à travers la concrétisation d’autres projets comme l’usine de traitement du minerai de fer et de production du concentré de fer à Béchar, qui entrera en service à l’horizon 2026, dans le cadre d’un partenariat entre FERAAL et Tosyali, selon le ministre.

Quant au transport, M. Arkab a annoncé que la ligne ferroviaire assurant la liaison Gara Djebilet-Tindouf-Béchar, dont la réalisation est prévue entre 2023 et 2026, connaît un progrès remarquable, ajoutant que le transport du minerai de fer à l’usine de traitement de Béchar se fera dans les délais impartis.

Insistant sur le caractère stratégique du projet de la mine de Gara Djebilet, le ministre a souligné que l’exploitation de la mine avait débuté au niveau de sa partie ouest, dont le stock est estimé à 1,26 milliard de tonnes sur un stock global de 3 milliards de tonnes.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email