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Nationale

Exploitation du réseau de télémédecine Algérie

Exploitation du réseau de télémédecine Algérie

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, et la ministre de la Poste et des TIC, Houda-Imane Faraoun, ont donné hier le coup d’envoi à l’exploitation du réseau de télémédecine RT-DZ à partir du CHU de Beni Messous. 

« Le réseau RTDZ vise à rapprocher les citoyens des différents services médicaux, en leur permettant l’accessibilité aux soins de santé via un transfert des données en temps réel. Il s’agit d’une liaison entre 5 CHU, 12 EPH et un site central doté d’une plate-forme de pilotage dudit réseau », a souligné M. Boudiaf. Le ministre a précisé que « les cinq hôpitaux concernés sont les CHU de Mustapha, de Béni Messous, de Bab El-Oued, de Constantine et d’Oran. pour les EPH, ils sont au nombre de 12, à savoir ceux d’Adrar, de Tindouf, de Tamanrasset, d’Illizi, de Ouargla, de Ghardaïa, de Naâma, d’El Oued, de Béchar, de Biskra et d’El bayad ».

L’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques (ANPT) est chargée de la réalisation de ce projet. Il s’agit de la mise en place d’un réseau interconnectant les différents acteurs en mettant à leur disposition des solutions. Au niveau des CHU, un système interactif de visualisation à distance du patient et de son dossier médical, au niveau des EPH, un système interactif de visualisation à distance permettant l’exploration du patient selon la pathologie et au niveau de l’ANDS, un système permettant l’organisation de séances multisites ainsi qu’un système de streaming pour l’archivage et la diffusion.
Pour la ministre, le réseau est doté de plusieurs systèmes permettant l’auscultation à distance du patient et la visualisation de son dossier médical ainsi que l’organisation de séances de formation multisites. Sur le plan technique, l’Agence nationale de documentation de la santé constitue le site central et la plateforme technique de pilotage du réseau dont l’Agence nationale de la promotion des parcs technologiques mobiles Ooredoo.

A l’issue de cette cérémonie, les deux ministres ont procédé à la signature d’une convention-cadre portant sur l’inscription de deux nouveaux projets dans le cadre du fonds d’appropriation des usages et du développement des technologies de l’information et de la communication (FAUDTIC). le premier porte sur l’élaboration d’un réseau national de téléradiologie permettant de relier les établissements de santé dotés d’équipements de radiologie mais dépourvus de spécialistes dans ce domaine au centre de lecture pour analyse des données de l’examen radiologique par des spécialistes. Le deuxième concerne le développement et la mise en place d’un système d’information pour la gestion des pharmacies hospitalières qui sera l’assistant personnel du pharmacien dans toutes ses opérations et décisions. Ces deux projets constituent le lancement d’une longue série de projets inscrits dans le cadre du FAUDTIC pour différents secteurs, dont l’éducation nationale, le transport, le tourisme …
La ministre a expliqué que le FAUDTIC est destiné à accorder un financement total ou partiel aux projets initiés par toute personne morale de droit public ou privé, de nature à promouvoir les usages et le développement des technologies de l’information et de la communication.
Lors de son intervention, le directeur des services de santé au ministère de la Santé, Mohamed El Hadj, a donné un aperçu sur la télémédecine qui, selon lui, consiste en l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour permettre l’accès aux soins ainsi que leur prestation à distance. Les applications du réseau visent principalement à la téléconsultation et télé expertise, à la télédiagnostic, à la téléassistance et à la téléformation. La télémédecine regroupe les pratiques médicales permises ou facilitées par les télécommunications. C’est un exercice de la médecine par le biais des télécommunications et des technologies qui permettent la prestation de soins de santé à distance et l’échange de l’information médicale.
M. Hafed, directeur de la pharmacie au ministère de la Santé, a souligné lors de son intervention que le médicament est un produit qui occupe une place importante dans la prise en charge des patients au sein des établissements de santé et la facture de ce produit est très lourde pour le Trésor public.

Une meilleure maîtrise des coûts avec une bonne prescription et administration du médicament au patient doit passer inévitablement par des outils relevant des technologies de l’information et de la communication et d’aide à la décision. le développement et la mise en place d’un système d’information de gestion des pharmacies hospitalières (gestion du circuit du médicament) avec intégration d’un outil d’aide à la décision au niveau local et central permettant d’atteindre plusieurs objectifs, à savoir assurer la traçabilité du circuit du médicament de l’approvisionnement à sa prise par le malade, remonter les données et les alertes vers la tutelle, optimiser les coûts par une meilleure gestion des prévisions. L’estimation financière pour le développement et la mise en place d’un système d’information de gestion des pharmacies hospitalières avec l’intégration d’un outil d’aide à la décision au niveau central est de 90 millions de dinars, a t-il conclu.
 

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