-- -- -- / -- -- --
Nationale

Exploitation du gaz de schiste: La polémique refait surface

Exploitation du gaz de schiste: La polémique refait surface

La polémique sur le projet d’exploitation du gaz de schiste refait surface et alimente les débats, suite à la déclaration du président de la République annonçant que l’exploitation de cette énergie est « nécessaire ».
Les réactions ne se sont pas fait attendre. La déclaration a été largement commentée, cette éventualité étant refusée par la population qui évoque les dangers de l’exploitation du schiste. Toutefois, le Président Tebboune rassure et promet que l’exploration de cette énergie non conventionnelle se fera dans « le calme » et en concertation avec les spécialistes en la matière.
« Si nous voulons élever le niveau de vie, cette richesse doit être exploitée », a-t-il soutenu, signalant que « l’exploitation du gaz de schiste nécessite un débat national ».
Remettre sur la table ce dossier, alors que le pays traverse une crise économique qui nécessite d’engager des réformes qui mèneront à la diversification de l’économie du pays, qui dépend des hydrocarbures, en intrigue plus d’un.
On s’interroge déjà sur ce qui motive ce choix et pourquoi c’est si nécessaire. Des observateurs estiment que ce n’est que vouloir garantir une rente et ainsi perpétuer l’économie rentière, alors qu’un grand potentiel existe dans plusieurs secteurs d’activité, comme l’agriculture et le tourisme. 
Cette sortie du président de la République a suscité l’étonnement de l’opinion publique surtout que cette question a, par le passé, suscité l’indignation de la population du sud du pays. Fin 2014 et début 2015, l’annonce de forage par fracturation hydraulique dans la région d’In Salah avait provoqué la révolte de la population locale, qui refusait cette éventualité, surtout que c’est un groupe pétrolier français qui mènerait ces forages, alors que l’exploitation du gaz de schiste est formellement interdite en France, comme d’ailleurs cas dans plusieurs pays de l’Union européenne.
Plusieurs experts, aujourd’hui ministres, avaient aussi mis en garde contre l’exploitation du gaz de schiste à l’instar de Chems Eddine Chitour, actuellement ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et Ferhat Aït Ali, ministre de l’Industrie et des Mines. Ils avaient exprimé leur opposition à l’exploitation du schiste, mettant en garde contre le risque de pollution de la nappe phréatique qui traverse le Sahara algérien.
La déclaration du Président Tebboune n’est donc pas passée inaperçue.
Depuis, les réactions fusent de partout. Vendredi, le « non à l’exploitation du gaz de schiste » a retenti lors de la marche hebdomadaire. Les manifestants ont tous repris ce mot d’ordre, estimant que l’exploitation dudit gaz est un danger pour le pays, compte tenu des risques sur l’environnement et la santé. La société civile et la classe politique ont aussi réagi et exprimé leur incompréhension quant à cette déclaration.
 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email