l’exploitation de l’or à Tamanrasset et Illizi créera 1 200 emplois
L’exploitation artisanale de l’or dans le sud du pays permettra de créer des postes d’emploi mais aussi de faire barrage à l’exploitation illicite et anarchique de cette ressource minière. 218 permis d’exploitation sont déjà attribués à des microentreprises dans la perspective de produire 250 kg d’or cette année.
En plus de contribuer à la diversification de l’économie nationale, l’exploitation des richesses minières présente également des opportunités d’emploi dans les régions du sud du pays notamment.
L’exploitation de l’or, prévue pour un premier temps dans les wilayas de Tamanrasset et d’Illizi, permettra d’absorber le chômage. «1 200 emplois directs vont être créés», a affirmé Samir Bouzar Saaidi, chef de projet exploitation minière et artisanale au ministère des Mines. Lors de son passage, ce lundi sur les ondes de la Chaîne 3, il a indiqué qu’à travers la légalisation de cette exploitation, les autorités aspirent mettre fin à l’exploitation anarchique et illicite qui caractérisait cette activité.
«Avant, l’exploitation était anarchique et illicite et était exercée par des étrangers mais aussi par des Algériens», a-t-il précisé. «Avec cette opération, on aura une occupation du terrain et une sécurisation des lieux pour bloquer totalement l’exploitation illicite de cette ressource», a-t-il ajouté.
On vise donc l’augmentation de la production de ce métal précieux qui demeure très faible et qui n’a pas dépassé les 58 kg l’année passée, alors que les réserves en or existantes dans le Grand Sud sont évaluées à 124 tonnes, comme l’a affirmé le ministre des Mines.
Si pour cette année l’objectif est de produire 250 kg d’or, on envisage de doubler cette production l’année prochaine pour atteindre les 500 kg, voire plus, selon les précisions du chef de projet exploitation minière et artisanale au ministère des Mines, lequel explique que l’exploitation artisanale consiste en l’utilisation de moyens manuels pour l’extraction de l’or qui se trouve en surface, pouvant atteindre une profondeur de cinq mètres, comme cela est indiqué dans le cahier des charges.
Les microentreprises, créées par des jeunes de ces régions et chargées de l’exploitation artisanale de l’or, seront accompagnées par les autorités publiques dans leur démarche. C’est d’ailleurs ce qu’a tenu à préciser l’intervenant, évoquant un programme de formation à l’adresse des jeunes entrepreneurs.
«La formation sera axée sur l’entrepreneuriat, l’environnement, l’hygiène et la sécurité, la gestion… », a précisé ce responsable, lequel signale que la préservation de l’environnement et de la santé est une priorité.
En plus de ces mines identifiées dans ces deux wilayas du sud du pays, on compte élargir ce projet dans d’autres périmètres miniers. «L’activité va être élargie sur d’autres zones dans les wilayas de Adrar et de Tindouf, et ce dans peu de temps», a précisé Samir Bouzar Saaidi.