Examens nationaux : Les candidats libres passés au crible
À l’approche des examens nationaux de la session de juin 2026, le ministère de l’Éducation nationale renforce les mécanismes de contrôle des inscriptions des candidats libres au Brevet d’enseignement moyen (BEM) et au baccalauréat. Une série de mesures organisationnelles et réglementaires a été mise en place afin de garantir la transparence et la crédibilité de ces échéances déterminantes.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du ministère de lutter contre les candidatures fictives et les fausses déclarations, phénomène préoccupant lors des sessions précédentes, qui portait atteinte à l’équité entre candidats et à la fiabilité des résultats officiels.
Dans une note ministérielle datée du 18 décembre, relative aux modalités d’inscription aux examens du BEM et du baccalauréat, session 2026, le directeur général de l’enseignement a instruit l’ensemble des acteurs concernés, directions de l’éducation des wilayas, responsables de l’enseignement à distance et chefs d’établissements, à appliquer rigoureusement les procédures arrêtées, afin d’assurer l’égalité des chances et la transparence du processus.
Les dossiers de candidature seront passés au crible. Les nouvelles dispositions prévoient des enquêtes approfondies sur la véracité des certificats scolaires attestant du niveau requis pour se présenter aux examens. Le ministère cible particulièrement les candidats libres ayant fourni des informations erronées lors de leur inscription en ligne.
La procédure repose sur une synchronisation entre les établissements scolaires et la plateforme numérique du ministère. Les directeurs d’écoles, publiques et privées, disposent jusqu’au 14 janvier 2026 pour valider ou infirmer le niveau scolaire des inscrits.
Le système d’information du ministère, via l’interface « Examens officiels », fournit aux établissements la liste des candidats libres rattachés à chaque structure. Les chefs d’établissement doivent vérifier minutieusement les données personnelles et pédagogiques des candidats : identité, date de naissance, année scolaire, numéro d’inscription et, pour le baccalauréat, la filière choisie.
Deux mentions pourront être appliquées en cas de litige : le candidat a effectivement suivi sa scolarité au niveau requis, ou bien il n’a jamais été scolarisé dans l’établissement indiqué. Une fois ce filtrage terminé, les listes signées et cachetées seront remises aux services de la scolarité et des examens de chaque wilaya.
Au niveau des directions de l’éducation, les services des examens et de la scolarité assureront un suivi quotidien du processus de validation. Ils traiteront notamment les situations complexes, comme celles des candidats ayant poursuivi leur scolarité dans des établissements fermés, en coordination avec les chefs d’établissements concernés.
Parallèlement, l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD) joue un rôle central. Il devra disposer d’une base de données propre, croisée avec celle de l’ONEC, pour vérifier que les candidats inscrits à distance remplissent effectivement les critères de niveau. Toutes les situations en suspens devront être réglées avant le 19 janvier 2026, date limite de clôture des vérifications.
Le ministère a également précisé que toute incohérence ou fausse déclaration entraînera des mesures immédiates et dissuasives tel que l’annulation de la candidature en cas de documents non conformes ou invalidation des déclarations mensongères relatives à une réussite antérieure au baccalauréat ou au nombre réel de participations à l’examen.
Les candidats concernés seront informés officiellement via les plateformes numériques de l’Office national des examens et concours, durant la phase de confirmation et de révision des inscriptions.