Examens du BEM et du bac : Les sujets porteront sur les cours dispensés en présentiel
A l’approche des examens de fin d’année, l’inspecteur central au ministère de l’Education nationale, Abbès Bakhtaoui, rassure les élèves sur le fait que les sujets des épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat porteront sur les cours dispensés en présentiel, soulignant que, pour cette année, il n’est pas question de désigner la «âataba», soit le seuil des cours.
Le représentant du ministère de l’Education, qui s’exprimait hier sur les ondes de la Chaîne 1 de la radio nationale, a fait savoir que les sujets de ces deux examens officiels ont été préparés à partir des cours dispensés en classe avec les enseignants. Ceci est conforme aux orientations données par le ministre de l’Education nationale, M. Belabed, aux commissions chargées de préparer les sujets.
A cet égard, l’inspecteur central au ministère de l’Education a révélé que les sujets d’examen sont prêts et que les commissions chargées de leur élaboration travaillent depuis janvier dernier. Il a également indiqué que les commissions attribuées, bien sûr, sont actuellement dans un état d’isolement complet du monde extérieur, en attendant l’heure zéro.
Le même responsable a, d’autre part, exclu la possibilité de toute fuite de sujets d’examen avant le jour J, et ce compte tenu des mesures prises par le ministère de l’Education nationale, en coordination avec d’autres ministères et institutions étatiques concernées par ces examens. M. Bakhtaoui a également indiqué que le risque de fuite est égal à zéro, appelant les élèves et les parents à ne pas prêter attention aux sujets qui apparaissent sur les réseaux sociaux car ces derniers sont faux et ont pour seul but de perturber et d’affecter la préparation et la concentration psychologique des élèves.
Le même responsable a, dans ce contexte, précisé que la publication de sujets via des sites Web le jour de l’examen n’est autorisée que lorsque la moitié du temps des épreuves sera écoulée et que les candidats auront commencé à quitter les salles d’examen. Dans le cas contraire, les personnes responsables de la publication de sujets feront l’objet de mesures restrictives pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement. Il a d’ailleurs tenu à rappeler qu’il est interdit d’introduire des téléphones portables dans les centres d’examen.
Pour prévenir toute fuite ou tricherie et afin d’éviter les scénarios de tricherie enregistrés les années précédentes, le ministère de l’Education nationale a imposé de nombreuses interdictions, aux enseignants notamment. Parmi ces interdictions, le ministère insiste sur le fait d’éviter la présence des enseignants au même endroit, de parler entre eux, de parler aux candidats, d’essayer de faire allusion au sujet de l’examen, de marcher dans les couloirs et de se tenir devant le candidat. Il leur est également interdit de se trouver devant l’entrée de la salle d’examen, de s’asseoir ou de se livrer à autre chose qu’à la tâche de surveillance.