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Nationale

Examen de mise à niveau des élèves de la 5e : «Une perte de temps et d’argent»

Examen de mise à niveau des élèves de la 5e : «Une perte de temps et d’argent»

Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, a jugé « inutile » la décision de créer un examen de mise à niveau des élèves de la 5e année sans le comptabiliser dans la moyenne de passage au CEM. 

« Je ne vois pas l’utilité de créer un examen qui ne sera pas pris en considération dans le passage à un autre niveau », a déclaré le pédagogue, ce dimanche, au Jeune Indépendant. Il a ajouté que cette décision n’encouragera pas l’élève à travailler. « Quand les élèves sauront que ce n’est pas comptabilisé, ils ne seront pas stimulés. C’est vraiment une perte de temps, surtout que l’élève est évalué à chaque trimestre à travers les trois examens de l’année. C’est une perte d’argent et de temps », a-t-il relevé.

Par ailleurs, le SG du Satef a rappelé les priorités du secteur, notamment en ce qui concerne l’introduction de la 6e année primaire. « On doit arrêter avec ces réformes qui n’apporteront aucun plus à l’école algérienne ni à l’enfant. Il faut revoir les programmes plutôt que d’annuler et de rajouter à chaque fois un examen, comme c’est le cas pour cet examen d’évaluation ». Car, selon lui, cette dernière décision a été arrêtée pour occuper les parents et les élèves, surtout que la prochaine rentrée scolaire s’annonce « difficile et douloureuse » pour les ménages.

Abordant la prochaine rentrée, prévue pour le mercredi 21 septembre, M. Amoura n’a pas hésité à parler de la situation lamentable des établissements scolaires qui manquent de moyens nécessaires pour une bonne scolarisation. « Pourquoi on ne s’occupe pas des écoles ? Plusieurs sont à l’abandon, sans eau, ni cantines, ni chaises, en plus du manque de classes, sans parler du problème de la surcharge », a-t-il indiqué. M. Amoura a appelé les autorités à s’intéresser davantage à ses problèmes qui concernent directement l’élève et l’enseignant, les conditions de scolarisation pour une meilleure instruction et un véritable épanouissement.

Par ailleurs, il est important de rappeler que le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belaabed, a annoncé, samedi dernier à Alger, l’organisation, à compter de cette année, d’un examen de mise à niveau pour les classes de fin de cycle primaire, qui ne sera pas comptabilisé dans les moyennes de passage au cycle moyen.

Le ministre a affirmé dans une déclaration à la presse, en marge d’une réunion organisée par le comité chargé de la préparation de cet examen, que les dernières retouches ont été apportées aux préparatifs de l’examen de mise à niveau à la fin du cycle primaire, qui entrera en vigueur cette année (2022/2023). Il a précisé que cet examen, dont les résultats ne seront pas comptabilisés dans les moyennes de passage au cycle moyen, vise principalement à « diagnostiquer les lacunes chez nos élèves à la fin du cycle primaire, et ce en vue d’y remédier ».

Selon le premier responsable de l’éducation en Algérie, cette évaluation remplacera l’examen de fin de cycle primaire, qui n’est plus en vigueur depuis l’année dernière, suite à une étude approfondie démontrant l’inutilité pédagogique de cet examen au vu de la pression psychologique que subissent les élèves durant les épreuves.

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