évision du statut des enseignants du Supérieur : Un «bond qualitatif» pour l'Université algérienne – Le Jeune Indépendant
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Nationale

évision du statut des enseignants du Supérieur : Un «bond qualitatif» pour l’Université algérienne

évision du statut des enseignants du Supérieur : Un «bond qualitatif» pour l’Université algérienne

La décision prise par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réunion du conseil des ministres portant révision du statut et des salaires des enseignants du Supérieur et des chercheurs universitaires, a été qualifiée de « bond qualitatif » par des organisations syndicales de l’Enseignement supérieur.

Dans ce cadre, le Coordonnateur national du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), Abdelhafid Milat a estimé que ces décisions marquaient « une journée historique » pour la famille universitaire, à même de « réhabiliter l’Université algérienne après des années d’attente, d’autant que le statut de l’enseignant n’a pas été amendé depuis 2008 et le régime indemnitaire depuis 2010 ».

La décision de révision du statut « est conforme à la nouvelle vision de l’université algérienne qui entend passer de la formation et la délivrance de diplômes à un statut d’acteur générateur de richesses qui contribue à la réalisation des programmes de développement », a-t-il ajouté.

De son côté, le président du Syndicat national des professeurs et chercheurs universitaires et hospitalo-universitaire, Pr Rachid Belhadj, a salué les décisions du président de la République, qui « impacteront positivement » cette catégorie, notamment en ce qui concerne l’augmentation des salaires des chercheurs.

Il a, en outre, estimé que cette décision « pourrait contribuer à faire face au phénomène de la fuite des cerveaux algériens, en ce sens que ces derniers seront réhabilités et pourront contribuer à l’édification de l’Université de demain », ajoutant que « la réhabilitation des compétences algériennes très prisées par les pays étrangers, permettra à ces dernières de consolider la place de la recherche scientifique, notamment à travers la publication d’articles scientifiques dans des revues internationales, à même de faire avancer le classement de l’Université algérienne au niveau mondial ».

Pour sa part, la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FNESRS) a estimé, dans un communiqué, que les décisions prises le président Tebboune, se veulent « une confirmation et une traduction des efforts consentis par l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre du 41e engagement du programme du président de la République visant à ériger l’université en locomotive de la société et sa ressource stratégique dans le souci de promouvoir la connaissance et la transition énergétique.

Les mesures relatives à la « révision du statut de l’enseignant chercheur, du chercheur permanent et du professeur hospitalo-universitaire, ont un lien avec un chantier particulièrement important dans le contexte de la dynamique que connaît le système juridique national dans tous les secteurs depuis le dernier amendement constitutionnel de 2020 », estime la Fédération, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). 

Il s’agit également d’une démarche, poursuit la FNESRS, « reflétant une véritable volonté de l’Etat d’assurer toutes les conditions à même de promouvoir l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, et de prendre en charge la catégorie des enseignants chercheurs et des chercheurs permanents sur le plan socio-professionnel ».

La même fédération a salué, par ailleurs, la vision portée actuellement par le secteur de l’enseignement supérieur basée sur « l’ouverture sur les autres missions que pourrait accomplir l’enseignant chercheur et le chercheur permanent à travers la culture entrepreneuriale et la contribution aux activités et aux services créateurs de richesse ».

Le syndicat a cité, dans ce sens, « la réalisation de 136 établissements et bureaux d’études au niveau de 115 universités », estimant qu’il s’agit d »un indicateur positif » de l’efficience de la démarche tendant à asseoir la culture entrepreneuriale, avant d’inviter les enseignants à adhérer à cette démarche.

Quant à la décision relative au recrutement des titulaires de diplômes de magistère et de doctorat, la fédération a affirmé « qu’elle témoigne de l’attachement de l’Etat à préserver ses compétences et son élite universitaire », précisant que le recrutement dans cette catégorie se fera via plusieurs mécanismes.

Parmi ces mécanismes, elle citera le recrutement en tant qu’enseignants-chercheurs et enseignants chercheurs permanents, et en tant que cadres au sein des différentes entreprises publiques, outre le recrutement en tant que contractuels à l’université ou dans les centres de recherche avec des contrats renouvelables au même salaire que les permanents.

Il convient de rappeler que le président de la République avait donné des instructions et orientations concernant la révision des salaires des enseignants du Supérieur et des chercheurs universitaires, tous grades scientifiques confondus.

Il avait, également, approuvé les propositions du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, prévoyant le recrutement des titulaires de diplômes de magistère et de doctorat.

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