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Nationale

Eventuel report de la conférence national sur le consensus

Eventuel report de la conférence national sur le consensus

C’est sans doute hier après-midi que les dirigeants du FFS ont mesuré l’ampleur du fossé qui sépare les partis alliés au pouvoir et les forces politiques de l’opposition. Alors qu’ils attendaient au moins un « oui, mais » de la part des chefs du RND, les responsables du FFS viennent de recevoir un vrai camouflet, presque un niet, un autre après celui du FLN.

C’était prévisible, puisqu’on l’a écrit hier dans nos colonnes, le fait que Saâdani se rebiffe d’une manière surprenante, en lançant de nouvelles exigences pour la participation de son parti à la conférence nationale sur le consensus, il était clair que les autres partis qui gravitent autour des sphères du pouvoir allaient prendre le même chemin.

Samedi après-midi, le RND a même suggéré un boycott de sa part à cette rencontre prévue le 24 février prochain. Selon les dernières informations, le RND aurait exigé presque la même chose que le FLN, à savoir une connaissance parfaite de l’ordre du jour de la conférence sur le consensus et la liste détaillée des invités entre partis politiques, syndicats, organisations de la société civile, mouvements associatifs et personnalités nationales.

Exactement ce que veut le FLN, qui y rajoute bien sûr sa qualité de premier parti majoritaire dans les institutions nationales élues.
Une exigence que le FFS ne peut en aucun cas satisfaire, du moment que ses consultations en sont encore à la phase première, loin d’arracher des quitus définitifs de la part de beaucoup d’acteurs.

Selon des sources du parti, ces consultations du FFS ont fait comprendre à la direction politique qu’il existe au sein du paysage politique national de grands fossés, des contradictions et des incompréhensions objectives et subjectives. Selon eux, l’évolution de la situation politique durant ces vingt dernières années a créé une sédimentation insoupçonnable de la crise et de la perte de confiance entre les acteurs politiques et sociaux, ainsi qu’une détérioration des rapports entre pouvoir et opposition, au sein de l’opposition elle-même, et entre les gouvernés et les gouvernants.

Or, avec le refus du RND de participer à une conférence « risquée » et « aléatoire », selon les termes d’un de ses leaders, c’est tout le projet du FFS qui tombe à l’eau. En effet, on voit mal comment les autres formations alliées au pouvoir, comme le PT ou le TAJ et le MPA vont contredire les thèses du FLN et du RND, les partis locomotives qui ont soutenu Bouteflika lors des récentes présidentielles.

Il est donc évident que d’autres acteurs politiques et sociaux vont suivre la voie tracée par Saâdani et Bensalah.
Seule certitude pour le FFS à la fin de la réunion avec les responsables du RND, c’est que la date prévue du 24 février pourrait bien être changée.

Un report est déjà dans l’air, puisque certains analystes pensent que le FFS est allé trop vite en proposant un agenda, alors que des éléments politiques importants et déterminants étaient flous et non encore tranchés par les invités. Un report qui risque de noyer tout le chantier du consensus national. Un report qui pourrait bien devenir une annulation pure et simple faute, soit d’invités, soit du consensus sur l’ordre du jour.

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