Évaluation des acquis : Tout se joue maintenant pour les 2e, 3e et 4e année
Branle-bas de combat au ministère de l’Éducation. À l’approche des épreuves d’évaluation des acquis 2025/2026, les services s’activent pour garantir un scrutin sans faille. Dès le début du mois de mai, des milliers d’élèves de 2e, 3e et 4e année primaire seront mis à l’épreuve dans un cadre strict, placé sous le signe de la transparence et de l’égalité des chances.
Selon les dispositions arrêtées par le ministère, les élèves de la troisième, quatrième et cinquième année primaire seront les premiers concernés. Ils composeront les 3, 4 et 5 mai dans plusieurs matières fondamentales, notamment la langue arabe, les mathématiques, l’histoire, l’éducation islamique, ainsi que les langues française et anglaise.
Ces évaluations ont pour objectif de mesurer le niveau de maîtrise des connaissances acquises tout au long du parcours scolaire, et d’apprécier la capacité des élèves à mobiliser leurs compétences dans différentes disciplines.
De leur côté, les élèves de la 1re et de la 2e année subiront des tests plus ciblés, les 4 et 5 mai, limités à la langue arabe et aux mathématiques. Une orientation qui traduit la volonté des autorités éducatives de consolider les apprentissages de base, considérés comme le socle de la réussite scolaire.
Dans des correspondances adressées aux directions de l’éducation, le ministère a insisté sur le caractère obligatoire de ces évaluations. Toute absence non justifiée pourrait compromettre le passage de l’élève au niveau supérieur. Une mesure qui s’inscrit dans une logique de discipline et d’égalité des chances.
Sur le plan organisationnel, les épreuves se dérouleront au sein des établissements scolaires, sous la supervision directe des enseignants. Des sujets unifiés seront proposés, à l’échelle d’une ou de plusieurs circonscriptions, afin d’assurer l’harmonisation des critères d’évaluation et de garantir la transparence du processus.
Au-delà de leur dimension évaluative, ces épreuves constituent un véritable outil de diagnostic pour le système éducatif. Elles permettent d’identifier les lacunes, de mesurer les acquis réels des élèves et d’orienter les ajustements pédagogiques nécessaires.
Le ministère de l’Education nationale a, par ailleurs, tenu à rassurer quant au maintien du calendrier des examens du troisième trimestre, qui se dérouleront aux dates initialement prévues, sans modification.
Par ailleurs, et pour ce qui est de l’examen d’évaluation des acquis de la 5e année primaire, le ministère de l’Education nationale a récemment arrêté les modalités d’organisation. A travers la circulaire n° 131 datée du 15 février, le ministère précise l’ensemble des dispositions encadrant cet examen. Celui-ci concerne tous les élèves régulièrement inscrits en 5e année primaire, dans les établissements publics comme privés.
Les épreuves écrites se dérouleront les 5, 6 et 7 mai, selon un dispositif structuré autour de quatre formes complémentaires d’évaluation. Les cours se poursuivront normalement pour les autres niveaux. Le cadre réglementaire est désormais établi.
L’examen repose sur quatre formes d’évaluation distinctes mais complémentaires. La première concerne les épreuves écrites communes. Elles porteront sur sept matières, à savoir la langue arabe, l’éducation islamique, les mathématiques, l’histoire, les langues amazigh, anglaise et française. Les sujets seront communs aux élèves d’une même circonscription pédagogique et organisés à une date unifiée en fin d’année scolaire.
La deuxième modalité est constituée des évaluations écrites par domaine. Elles concernent les sciences et technologie, la géographie ainsi que l’éducation civique. Les compétences seront évaluées à la fin de chaque domaine d’apprentissage, conformément au plan annuel des progressions pédagogiques. La troisième forme d’évaluation est orale. Elle vise, selon le même document, les compétences de compréhension et d’expression dans les quatre langues : arabe, amazighe, anglaise et française.
La quatrième modalité porte, par ailleurs, sur les épreuves de performance. Elles concernent la lecture dans les quatre langues, la mémorisation et la récitation en éducation islamique, ainsi que l’exécution des consignes et des mouvements de base en éducation physique et sportive. Les compétences orales et pratiques ont été, par ailleurs, évaluées à partir du troisième trimestre dans le cadre du contrôle continu. Elles devraient être finalisées au plus tard aujourd’hui.