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Nationale

Etudiants et enfants de chouhada dans la rue: La pression se poursuit

Etudiants et enfants de chouhada dans la rue: La pression se poursuit

Les étudiants ne semblent pas près de lâcher prise et la mobilisation monte de plusieurs crans au sein des milieux universitaires. En effet, chaque mardi des centaines d’étudiants se donnent rendez-vous à Alger-Centre pour manifester et maintenir la pression sur le pouvoir qui persiste à faire la sourde oreille. Ce mardi, les grands boulevards d’Alger-Centre, la place de la Grande Poste, l’avenue Pasteur et la place Audin ont été sillonnés par des étudiants relevant de plusieurs campus universitaires.
Leurs revendications sont toujours les mêmes : le départ du système. Les marcheurs ont lancé aussi des appels aux magistrats en vue d’intervenir et d’exercer l’action publique et l’application de la loi contre tout transfert de capitaux. « 3la Elkada an Yetahark, amwel chaâb mouhadada » (les magistrats devront intervenir, l’argent public est en danger), lit-on sur une pancarte portée par une étudiante. « Baraket baraket min nidam el3issabet » (halte au système mafieux), « sanassir sanassir hata yehdout taghyir »
(nous allons marcher jusqu’à ce que le changement soit établi), scandaient les étudiants à l’unisson. Le pacifisme et le civisme ont régné durant ces marches qui ont commencé à 10 heures et se sont poursuivies jusqu’ au début de l’après-midi. Les forces de l’ordre, de leur côté, ont veillé au contrôle des manifestations. Certains accès, tel le boulevard Mohamed V, étaient barrés afin de prévenir toute tentative de marche vers la présidence.
Par ailleurs, le perron du vieux bâtiment postal a vu l’organisation d’un rassemblement d’enfants de chouhada aux côté de quelques dizaines de membres du syndicat national des ingénieurs en génie civil et bâtiment. Quelles que soient les couches sociales qui manifestent, les réclamations portent toutes sur un seul objectif. « En premier lieu, le départ immédiat du système ». À ce propos, un sexagénaire venu de la wilaya de Béjaïa considère que « la cohorte qui dirige le pays depuis des années a trahi l’Algérie, dont l’indépendance a été arrachée après des années de sang ». Les enfants de chouhada s’organisaient en groupes en fonction des wilayas qu’ils représentent, brandissant des banderoles avec le slogan adopté. 
Il faut dire que depuis le 22 février dernier, Alger devient le théâtre de sit-in, de rassemblements, de manifestations et d’autres moyens d’expression du mécontentement de différentes sensibilités et appartenances sectorielles

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