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Op-Ed

Et si c’était Louisa Hanoune ?

Ne dérogeant aucunement à ses exubérances, la patronne du PT n’a pas avalé ses mots face aux journalistes de la télévision scotchés par une flagrante discrétion.

Il faut dire que c’est quand même difficile de faire face à un tel charisme, une telle loquacité, journalistes qu’on soit.

Louisa Hanoune, c’est elle qui serait, dit-on, considérée comme la personnalité politique nationale la plus écoutée par le président de la République et son Premier.

Dans cette apparition, elle a « prêché » la République et son Etat. Un cri d’alarme. Un cri de survie pour un Etat traîné dans la boue, pour ses institutions déplanifiés par la planification de son désintégration. Par une toile intra-extra-muros qui a tout mis en œuvre.

Tout calculé. « Mais qu’ils calculent », menace-t-elle. Le grain de sable qui grincera la machine sera là pour sauver l’Etat. Un Etat fragilisé par ces parachutés au pouvoir qui scellent tout, tissent les parchemins, interdisent-autorisent… un Etat dont les vrais hommes se retrouvent envoûtés au fond des abîmes par les cris des Sirènes.

Djiniates el bahr, dit-elle. Un Etat presque oligarchique s’offrant au modèle ploutocratique ayant eu raison de l’Egypte, de l’Ukraine et mettant en grande difficultés la Russie de Poutine par les nouveaux milliardaires du bloc de l’Est.

Voilà une maîtrise dont les autres « leaders », ou chefs de file, des partis politiques ne sauraient se la permettre et pour cause ! L’on ne peut, à l’image d’Ouyahia, occuper le fauteuil du patron d’un parti politique et en même temps souffler sur le cor du commis de l’Etat à qui voudrait noter l’habit de l’éternel promeneur solitaire du pouvoir. Etre au service de l’Etat. A sa disposition là où il veut, quand il veut, avec l’Etat veut.

Servir l’Etat, étant dans l’opposition, c’est, là est toute la mesure, prêter le serment de fidélité au peuple, non pas celui de la féodalité au « roi ». Un parti politique est dépositaire d’un agrément partisan de militantisme politique, non pas du formulaire Marculf de l’âge mérovingien.

Non pas, non plus, une banale orbite pivotant autour d’un cercle qu’on dit proche des altitudes, un parti politique. Un contrepoids, un souffle, une assurance, une soupape de sécurité, une voix du peuple au service du peuple… par rapport à la gestion des affaires relevant de l’intérêt général.

Ouyahia, qu’on vend comme une éventuelle relève est loin de tout cela. Le présent FLN « clownisé », bradé, dé-codifié, vidé de l’essentiel de ses objectifs novembristes, faudrait un jour voir la réalité de cette tare droit en face, distribuant les bons et les mauvais points pour les hommes et les institutions souveraines de la République est loin et s’éloigne encore plus de l’image crédible du contrepoids politique nécessaire aux ajustements, aux correctifs politiques de la Nation, de son devenir…
Partisan, le FLN est celui des nébuleuses politiques.

Où est la relève, par conséquent ?

Sellal ? Le candidat du 1er avril pour les hypertendus pouvant se permettre une blague, un canular farci dans une belle langoustine servie dans une classe affaires entre Alger et Hassi Messaoud ? 
Non ! L’Algérie mérite mieux que ça, vraiment !
Une femme dont le destin est nourri de militantisme. D’intégrité. 
Laissez-lui les commandes, vous verrez !

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