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Nationale

Essais nucléaires francais en Algérie: une commission «examine» les dossiers des victimes

Essais nucléaires francais en Algérie: une commission «examine» les dossiers des victimes

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a fait savoir jeudi à Alger qu’une commission mixte algéro-française s’attelle à examiner les dossiers des victimes des radiations lors des essais nucléaires effectués par la France en Algérie au temps de la colonisation.

« Le dispositif de la commission mixte doit permettre d’examiner et d’analyser avec la plus grande attention les dossiers des victimes », a affirmé le ministre français qui effectue une visite en Algérie. Cazeneuve a rappelé que la loi a été votée en 2010 par le précédent gouvernement, et prévoit un dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires de la France coloniale. 

Le dossier des victimes des essais nucléaires dans la région de Reggane, dans la wilaya d’Adrar, a constitué un des points de désaccord entre Alger et Paris. Le nombre des victimes algériennes de ces essais a dépassé les 30 000 algériens, contre 300 personnes seulement en France. Les autorités françaises ont commencé par prendre en charge des victimes françaises, ignorant celles algériennes ou Polynésiennes.

La France a effectué des dizaines d’essais nucléaires en Algérie entre 1960 et 1966. Le ministre français, qui s’exprimait devant la presse au siège de l’ambassade de France à Alger, a aussi indiqué que la justice française et celle algérienne coopéraient excellente dans l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibhirine en 1996 par le GIA, comme il a réitéré ses « remerciements » aux autorités algériennes pour leur mobilisation de tous les moyens au lendemain de l’assassinat du ressortissant français Hervé Gourdel le 21 septembre dernier à Tikjda.

Dans le domaine de la coopération, Cazeneuve a fait savoir que l’Algérie et la France vont élargir leur coopération dans le domaine de la police, de la sécurité civile ainsi que de la formation des cadres de haut niveau de l’administration algérienne.

Les deux parties « ont décidé que les ministres de l’Intérieur des deux pays se réunissent désormais une fois par an pour veiller à ce que tous les accords de coopération soient mis en place d’une façon extrêmement volontariste », a-t-il dit. Il a été également décidé qu’un groupe de travail piloté par les secrétaires généraux des ministères de l’Intérieur des deux pays se réunisse aussi une fois par an pour assurer un suivi des accords de coopération algéro-français.

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