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Nationale

Esclavage et colonialisme : L’heure de la justice historique

Esclavage et colonialisme : L’heure de la justice historique
Un peuple algérien réduit à l'esclavage et la misère

Les participants à la clôture de la Conférence consultative de haut niveau sur la justice réparatrice, les réparations historiques liées à la traite transatlantique des esclaves, ont plaidé pour des mécanismes concrets pour la reconnaissance des crimes de l’esclavage et du colonialisme et la réparation des injustices héritées de l’esclavage. Une démarche soutenue par l’Algérie, fidèle à son engagement en faveur de la justice historique.

Représentant le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le président du Conseil de la nation, Azzouz Nasri, a pris part avant-hier à la clôture de la Conférence internationale, à Accra, au Ghana, où il a porté la voix de l’Algérie pour la reconnaissance du caractère criminelle de l’esclavage et du colonialisme. Cette rencontre internationale a réuni de nombreux responsables politiques, experts, universitaires et représentants d’organisations régionales et internationales autour d’une réflexion approfondie sur les moyens de réparer les injustices héritées de l’esclavage et de ses conséquences durables sur les sociétés africaines et les diasporas.

Les différentes sessions organisées lors de cette dernière journée ont porté sur plusieurs thématiques essentielles dans la démarche de tout un continent meurtri pendant des siècles, notamment les mécanismes de justice réparatrice, les formes possibles de réparation historique, la restitution du patrimoine culturel spolié ainsi que les dispositifs juridiques et institutionnels destinés à garantir l’équité et la réparation des préjudices subis.

Les travaux se sont achevés par l’adoption du document final de la conférence ainsi que du « Cadre mondial post-adoption de la résolution », un texte qui traduit la volonté commune des Etats participants de poursuivre les efforts engagés en faveur de la justice historique.

Cette feuille de route ambitionne de renforcer les mécanismes de coopération internationale, de préserver la mémoire collective des peuples touchés par la traite inhumaine des esclaves et de soutenir les initiatives permettant une reconnaissance plus explicite des souffrances des peuples meurtris, dont les stigmates sont indélébiles, causées par l’esclavage et le colonialisme.

A travers cette démarche, les participants ont réaffirmé leur engagement à promouvoir une lecture plus juste de l’histoire et à inscrire les questions de réparation et de mémoire au cœur des débats internationaux.

A l’issue des travaux, M. Nasri a pris part, aux côtés de plusieurs hauts responsables et représentants des pays présents, à une cérémonie traditionnelle, organisée au fort historique d’Osu. Ce site emblématique demeure l’un des symboles les plus marquants de la traite transatlantique des esclaves. Il rappelle les souffrances de millions d’Africains arrachés à leur terre natale, déportés vers les Amériques et privés de leur liberté.

La cérémonie a constitué un moment de recueillement et de mémoire en hommage aux victimes de cette tragédie humaine. Les participants ont souligné l’obligation de « préserver ce patrimoine historique afin de transmettre aux générations futures les leçons d’un passé douloureux et de lutter contre toute tentative d’oubli ou de négation ». L’événement a également permis de mettre en avant les liens historiques, culturels et humains qui unissent l’Afrique à ses diasporas à travers le monde, dans un esprit de fraternité, de réconciliation et de respect mutuel.

 La mémoire comme pilier de l’égalité

Par ailleurs, la clôture de la conférence a coïncidé avec la commémoration du « Juneteenth », journée marquant la libération définitive des Afro-Américains réduits en esclavage aux Etats-Unis. A cette occasion, les participants ont souligné l’« importance de préserver la mémoire historique et de poursuivre les efforts visant à combattre toutes les formes de discrimination, de racisme et d’exclusion ». Ils ont également soutenu que la reconnaissance des injustices du passé constitue une étape essentielle dans la construction d’un avenir fondé sur l’égalité, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux.

En marge des travaux, plusieurs personnalités ayant participé à la conférence ont été honorées, parmi lesquelles M. Nasri et la Première ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley. Le président de la République du Ghana leur a remis un maillot de la sélection nationale ghanéenne, un geste symbolique illustrant les liens d’amitié et de solidarité entre les peuples ainsi que l’importance des échanges culturels dans le rapprochement des nations.

Il convient de noter que par sa participation à cette conférence de haut niveau, l’Algérie réaffirme sa position constante en faveur de la justice historique, de la préservation de la mémoire collective et de la reconnaissance internationale des crimes liés à l’esclavage et au colonialisme. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des appels portés sur la scène internationale pour une réparation morale et historique des peuples ayant subi les conséquences de ces tragédies.



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