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Erdogan veut soutenir l’Algérie dans sa crise

Erdogan veut soutenir l’Algérie dans sa crise

La Turquie est prête à soutenir l’Algérie à dépasser la crise née de l’effondrement des cours pétroliers. « Nous sommes conscients de tous les défis économiques qu’affrontent l’Algérie en raison de la chute des prix de l’énergie. Nous sommes prêts à accorder tout le soutien qu’il faut pour dépasser ce problème », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans une interview au quotidien national Echorouk, publiée ce lundi 26 février.

Erdogan sera, à partir d’aujourd’hui lundi, en visite officielle de deux jours en Algérie. Durant la visite, un forum des hommes d’affaires algéro-turcs se tiendra à Alger. Erdogan a estimé que l’Algérie figure parmi les plus grands partenaires commerciaux de la Turquie en Afrique.

« Presque 1000 entreprises turques travaillent en Algérie. Elles sont parmi les plus grands investisseurs étrangers avec un volume de 3,5 milliards dollars. Les autorités algériennes elles-mêmes disent que ces entreprises assurent le plus grand nombre d’opportunités d’emploi. Et je pense que nos relations économiques, qui s’expriment déjà dans les secteurs du commerce, de l’investissement, de l’entrepreneuriat, du tourisme et du tourisme sanitaire, vont se développer davantage. En ce sens, nous devons préparer tous les accords qu’il faut », a-t-il annoncé. Il a évoqué la nécessité de signer l’accord sur la protection des investissements « qui est resté en négociation depuis longtemps ».

« Nous sommes prêts à fournir ces marchandises en meilleure qualité »
Pour Erdogan, il est nécessaire d’éviter tous les pas qui entravent le développement du commerce entre les deux pays.

« Le dispositif des quotas et des licences d’importation en Algérie influe négativement sur nos relations commerciales. Ces mesures font que l’Algérie importe plus cher les produits dont elle a besoin de l’Union européenne au lieu de la Turquie (…) Nous sommes prêts à fournir ces marchandises en meilleure qualité, avec des prix plus bas. Aussi, la suppression rapide de ce dispositif (quotas d’importation) va contribuer grandement à augmenter le volume des échanges commerciaux entre nos deux pays », a soutenu le chef d’État turc. Depuis 2005, Ankara souhaite la signature d’un accord de libre-échange avec l’Algérie.

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« Notre système de visas est souple »
« Notre système de visas est souple. Les Algériens peuvent avoir facilement le visa en un temps court en contactant les centres primaires. Mise à part une catégorie d’âge particulière (les moins 35 ans), il est possible d’avoir un visa électronique, un visa touristique et un visa de santé en prenant attache avec les agences concernées. D’autre part, les hommes d’affaires peuvent avoir les visas de longue durée sans avoir besoin de recevoir des invitations. Puisque le système de visas pour les Algériens est comme cela, nous souhaitons que les autorités algériennes adoptent un système de visa plus souple envers nos citoyens avec à leur tête les hommes d’affaires. Ces allègements peuvent évidemment assurer des entrées plus grandes pour le tourisme algérien », a-t-il souhaité.

« L’Algérie, un monument de stabilité »
Sur le plan stratégique, Recep Tayyip Erdogan a estimé que l’Algérie est « un pays émergent », « un monument de stabilité dans une région qui connait des perturbations continues ».

« En plus de cela, l’Algérie joue un rôle essentiel dans la réalisation de la sécurité et de la stabilité. Nous faisons confiance à l’économie algérienne. Nous avons également une Histoire, des actes héroïques et un héritage culturel commun avec l’Algérie. À partir de cela, nous souhaitons que notre relation s’intensifie durant ma visite. Nous allons proposer l’approfondissement de la coopération entre nos deux pays dans les domaines politique, économique, culturel et touristique, en plus des domaines de l’énergie et de la sécurité », a-t-il détaillé.

« Une Histoire commune qui remonte à des siècles »
Ankara est prête à contribuer plus dans la réhabilitation de l’héritage culturel ottoman en Algérie. Erdogan a cité en exemple la mosquée Ketchaoua d’Alger qui sera rouverte lors de sa visite en Algérie.

Cette mosquée a été rénovée par l’Agence de la coopération turque (Tika). « Nous accordons beaucoup d’importance au développement de notre relation avec l’Algérie dans les secteurs de la culture et des arts et au renforcement de la base juridique dans ce domaine, à la lumière de notre histoire commune qui remonte à des siècles », a-t-il estimé.

Il a précisé que l’Algérie a toujours bien accueilli les manifestations culturelles turques sur ses terres. « Nous l’avons bien constaté lors des festivités célébrant les 500 ans du passage des frères Barberousse (Aroudj et Khayreddine, fondateurs de la Régence d’Alger à partir de 1515) à Alger. Une initiative est prise pour signer un protocole de coopération pour renforcer le patrimoine culturel en partage », a indiqué le président turc.

Selon lui, la Turquie accorde des facilités pour l’accueil des étudiants algériens depuis 1992 en leur offrant des bourses d’études. « Nous souhaitons que cela va permettre l’existence d’une bonne plateforme de rapprochement entre les jeunes générations et de consolidation des relations d’amitiés étalées dans l’Histoire », a-t-il noté.

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