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Monde

Erdogan cherche à se réconcilier avec ses adversaires

Erdogan cherche à se réconcilier avec ses adversaires

Le président turc a abandonné les poursuites contre 4 000 personnes arrêtées pour avoir proféré des insultes à son encontre. Tous les citoyens turcs arrêtés pour avoir insulté le chef d’Etat Recep Tayyip Erdogan ont été libérés, a déclaré l’avocat turc Huseyin Aygun.

L’initiative, qui provient du président, a été pour la première fois annoncée fin juillet. Le président turc a alors expliqué ce geste par son intention de se réconcilier avec ses adversaires politiques après une tentative de coup d’Etat militaire dans le pays.

« Nous avons pris des mesures concernant les cas (d’insultes, ndlr) qui ont eu lieu avant le 29 juillet. Selon mes informations, dans les prisons, il n’y a plus personne qui purge une peine pour avoir insulter le président », a indiqué M. Aygun dans une interview au journal turc Hurriyet.

Rappelons qu’à ce jour plus de 18 000 personnes ont été mises en garde à vue à la suite du putsch avorté. Parmi elles, près de 10 000 font l’objet de poursuites et ont été placées en détention préventive, a indiqué vendredi le ministre de l’Intérieur turc, alors que 3.500 ont été libérées.

Plus de 130 médias ont été fermés et près de la moitié des généraux de l’armée ont été démis après le putsch raté de la nuit du 15 au 16 juillet. Par ailleurs Erdogan a affirmé jeudi que l’organisation de l’islamologue Gülen, était derrière les trois attentats de jeudi.

« L’organisation du prêcheur islamique Fethullah Gülen est impliquée dans les attaques qui ont frappé le sud-est, l’est et la partie centrale du pays », a affirmé le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan.

Il ne faut pas être voyant pour comprendre que c’est l’organisation de M. Gülen qui est derrière les attaques d’aujourd’hui, a déclaré le président, les qualifiant d’attentats et de vengeance pour le putsch déjoué.
« Ces attentats sont une vengeance pour ce qui s’est passé le 15 juillet », a annoncé M. Erdogan intervenant à Ankara au cours d’une réunion de l’Alliance des ONG du monde islamique.

Deux explosions se sont produites jeudi matin près d’un poste de police dans les villes d’Elazig et de Van, faisant environ 300 blessés au total, et plusieurs morts. Une troisième explosion a secoué une zone rurale du district de Hizan, dans le sud-est de la Turquie. Au moins trois personnes ont perdu la vie dans l’attaque, et sept autres ont été blessées. 

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