Équipe nationale : Belaïli revient sur la CAN manquée et vise le Mondial 2026
Victime d’une grave blessure au genou droit — rupture des ligaments latéraux accompagnée d’une atteinte au ménisque — en novembre 2025, Youcef Belaïli n’a plus rejoué depuis. Initialement annoncé indisponible pour le reste de la saison, l’international algérien (58 sélections, 10 buts) pourrait finalement effectuer son retour sur les terrains dans les prochaines semaines, un scénario plus optimiste que prévu. Invité de l’émission Qaadatna Djazairia sur Samira TV, l’ailier de l’Espérance Sportive de Tunis s’est exprimé sur ses ambitions, notamment celle de participer à la Coupe du Monde 2026 : « Inchallah, j’y travaille ».
Le joueur de 33 ans (bientôt 34 en mars prochain) s’est montré rassurant concernant son état physique, affirmant que sa reprise approche : « J’ai commencé à courir, dans quelques jours je vais réintégrer le groupe. » Le natif d’Oran est également revenu sur son opération réalisée à Aspetar, profitant de l’occasion pour remercier ses soutiens : « le président Sadi m’a soutenu, tout comme les joueurs et le staff. » Évoquant son absence lors de la CAN 2025 disputée au Maroc, compétition où l’Algérie a été éliminée en quart de finale, Belaïli n’a pas caché sa frustration : « J’étais affecté parce que je voulais aider mes coéquipiers ». Malgré cela, il reste confiant pour l’avenir de la sélection, assurant que l’équipe nationale « se donnera à fond pour aller le plus loin possible » lors du prochain Mondial.
La perspective d’une participation reste toutefois très incertaine. Depuis l’arrivée de Vladimir Petkovic à la tête des Verts, l’ailier n’est plus considéré comme un élément intouchable et avait déjà été écarté à plusieurs reprises, avant même sa blessure. Avec l’émergence d’un nouveau concurrent à son poste, en l’occurrence Adil Boulbina, ainsi que l’incontournable Mohammed Amine Amoura et le retour d’Amine Gouiri, ses chances de retrouver une convocation apparaissent réduites, même s’il parvient à revenir en forme.
Youcef Belaïli parrain du grand projet
Profitant de sa période de convalescence, l’international algérien Youcef Belaïli voit les choses en grand. Le meneur de jeu de l’Espérance Sportive de Tunis a annoncé l’ouverture imminente d’une académie de formation de football à Oran. Un projet ambitieux qui témoigne de sa volonté de contribuer au développement du football algérien en misant sur les jeunes défavorisés. Lors d’une émission ramadanesque, le maestro algérien a levé le voile sur son initiative : « Ça sera la Juventus », a-t-il affirmé sans détour, annonçant ainsi l’arrivée prochaine d’une académie de football sur le sol algérien.
Un projet social pour promouvoir et forger le talent algérien
Au-delà du symbole fort que représente la Juventus, Belaïli insiste sur la dimension sociale de son projet. L’ouverture est d’abord prévue à Oran, avant un déploiement à Alger, et possiblement dans d’autres wilayas à moyen terme. Déjà inspiré par l’expérience menée à Tunis, où son fils brille au sein d’une structure affiliée, Belaïli souhaite transposer ce modèle en Algérie afin d’offrir un véritable tremplin aux jeunes talents. « Il y a énormément de jeunes talents en Algérie. Beaucoup sont en difficulté financière. Dans une académie, ils peuvent exploser leur talent », a-t-il expliqué.
L’objectif est clair : détecter, encadrer et accompagner « les talents les plus démunis et en difficulté », en leur offrant des infrastructures, un encadrement professionnel et une passerelle vers le haut niveau. Une initiative qui, si elle se concrétise comme annoncé, pourrait marquer un tournant dans la structuration de la formation footballistique en Algérie.
Les Pays-Bas et un de ces deux cadors en juin
Le programme du stage de mars désormais acté, celui de juin prend également forme. Alors que la seconde partie est en cours de finalisation, l’équipe d’Algérie affiche déjà ses ambitions : monter progressivement en puissance à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Après avoir opté pour deux oppositions de niveau contrasté en mars, les Verts comptent hausser le curseur lors de la dernière semaine de préparation précédant leur entrée en lice mondiale. Dans un mois, les coéquipiers de Ramy Bensebaini effectueront un stage en Italie ponctué par deux rencontres amicales : une première face au Guatemala (le 27 mars à Gênes), puis une seconde contre l’Uruguay (le 31 mars à Turin). Plus de deux mois après leur dernière sortie officielle, les Fennecs retrouveront ainsi la compétition pour lancer la première étape de leur préparation finale.
Pour juin, la Fédération algérienne a déjà verrouillé un premier adversaire prestigieux : les Pays-Bas, que l’Algérie affrontera à Amsterdam le 3 juin. Reste désormais à finaliser l’identité du second sparring-partner. Selon les dernières tendances, il devrait s’agir soit de l’Angleterre, soit de l’Italie. Cette seconde affiche interviendrait après le match face aux Néerlandais. La FAF étudie deux pistes : affronter l’Angleterre, qui a choisi de loger près de l’Algérie à Kansas City durant le Mondial, ou se mesurer à l’Italie, à condition que la Squadra Azzurra valide son billet pour l’Amérique.
Les Italiens doivent en effet disputer un barrage crucial face à l’Irlande du Nord avec l’objectif d’atteindre puis remporter la finale qualificative. Quoi qu’il en soit, la sélection dirigée par Vladimir Petkovic augmentera clairement l’intensité en juin, période durant laquelle le staff technique procédera aux ultimes ajustements. L’objectif sera d’arriver prêt pour l’entrée en lice face à l’Argentine, tenante du titre, prévue le 17 juin.