Entrepreneuriat : La NESDA accompagne 6 500 microentreprises
Le directeur général l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA), Bilal Achacha, a indiqué, ce mercredi, que l’agence a formé 30 000 bénéficiaires depuis la relance de ses activités, l’année dernière, tout en accompagnant et finançant la création de 6 500 microentreprises. Il a souligné le rôle central de la NESDA dans le renforcement du tissu des microentreprises dans le domaine industriel, qui représentent 27 % de l’ensemble des entreprises accompagnées. Achacha a précisé que ce nombre est appelé à augmenter progressivement, notamment depuis son ouverture, en mai dernier, aux diplômés de la formation professionnelle. Ces derniers constituent près de 70 % des porteurs de projets inscrits dans le portefeuille de l’agence.
Le responsable a rappelé que la NESDA s’est fixé pour objectif la création et l’accompagnement de 10 000 microentreprises par an, en raison de la forte demande enregistrée, particulièrement chez les jeunes. Il a également mis en avant l’importance de la sous-traitance industrielle, l’activité industrielle représentant actuellement 27 % de l’ensemble des projets suivis par l’agence.
« L’objectif principal aujourd’hui est de faire de l’agence un véritable intermédiaire et un moteur de la croissance économique, notamment à travers les programmes de domiciliation et les projets structurants », a-t-il affirmé lors de son intervention à la Radio nationale.
Par ailleurs, Achacha est revenu sur les efforts engagés pour le développement d’une plateforme numérique de la sous-traitance, dans le cadre du programme « Small Business Hub », destinée à devenir un véritable marché d’échange d’informations économiques entre les opérateurs, ainsi qu’un outil de promotion des microentreprises. Cette plateforme compte actuellement plus de 4 500 microentreprises enregistrées, avec l’ambition d’atteindre près de 40 000 inscrits.
Selon le directeur général, l’élargissement de la base des utilisateurs permettra de créer davantage d’opportunités économiques et de renforcer les liens directs entre les entreprises et les opportunités disponibles pour les opérateurs économiques. La plateforme est ouverte à l’ensemble des acteurs économiques, invités à y adhérer et contribuer à son développement afin d’en accroître la valeur et l’attractivité.
Il a également précisé que 462 opérateurs économiques sont actuellement actifs ou fréquentent la plateforme, soulignant que tout opérateur peut y créer un compte afin d’échanger, de communiquer ou de proposer des idées et des projets.
Il a également rappelé que le lancement du programme Al Tawteen s’adresse aux opérateurs économiques souhaitant remplacer les intrants de production importés par des alternatives locales en exprimant leurs besoins via une plateforme électronique.
Abordant les projets d’investissement dans le sud du pays, M. Achacha a affirmé que l’agence est en mesure de jouer un rôle accru dans leur structuration, notamment pour des projets d’envergure tels que Gara Djebilet ou les projets ferroviaires, à travers la création d’un tissu industriel de microentreprises autour de ces initiatives.
Il a estimé que cette approche constitue l’un des moyens les plus efficaces pour soutenir les microentreprises dans les régions du Sud, tout en tenant compte de leurs spécificités. La réussite de ces projets, a-t-il souligné, demeure possible, à condition de relever les plafonds de financement, de mobiliser davantage de moyens et d’accepter un niveau de risque plus élevé que dans les régions du Nord, en raison de l’éloignement de ces zones des pôles d’activité économique, ce qui se reflète le nombre d’opportunités.