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Culture

Entre symbolique culturelle et exigence économique

Entre symbolique culturelle et exigence économique

Après cinq jours d’intenses activités, le festival du tapis d’Ath-Hichem, dans sa 7e édition, a pris fin jeudi dernier en fin de journée.

La cérémonie de clôture, qui a eu lieu dans la grande salle des spectacles de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri et à laquelle ont assisté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould-Ali, les autorités régionales, à leur tête, Mohamed Boudarbali, des personnalités du monde intellectuel et des arts à l’exemple d’Abdelkader Bendamèche, a été marquée par des chants et musique et la remise des prix d’encouragement aux tapissiers à l’empreinte artistique fortement remarquable. Au chapitre des récompenses », des prix ont été attribués à trois lauréats parmi les cinq participants au concours.

Le jury, constitué de quatre experts, a octroyé le premier prix à Amar Hammoud. Le deuxième prix a été décroché par Mme Dehabia Ben Bessaoud et le troisième est revenu à Mme Sekoura Guerrache.

Des attestations de reconnaissance et de mérite ont été également remises à une multitude de personnes, des femmes notamment, pour leur génie créateur dans l’effet artisanal. Ce rendez-vous bien festif a été aussi l’occasion pour plus d’un de rappeler qu’au-delà de son aspect identitaire et culturel, le produit artisanal, le tapis d’Ath-Hichem notamment, doit être aussi un réel vecteur économique.

Il est effectivement temps d’imposer sur la scène et le marché internationaux l’identité et la culture nationales algériennes à travers les produits artisanaux, mais aussi de récolter à travers ceux-ci des dividendes économiques et commerciaux.

Une dynamique artistique, intellectuelle et politique devient dès lors nécessaire pour rendre possible l’implantation de la culture algérienne sur la scène internationale. Nous devons rappeler, encore une fois, que la culture et l’économie sont deux éléments indissociables.

Les Américains ont compris cette réalité depuis très longtemps. C’est dans le cadre de cette recherche d’autres espaces géographiques à conquérir culturellement et économiquement que le wali a déclaré à l’occasion de la clôture du festival du tapis que les pouvoirs publics dont lui-même en tant que Premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi Ouzou fait partie, n’ont pas cessé de manifester leur disponibilité à encourager les artisans dont justement les tapissiers à aller de l’avant pour atteindre les objectifs ciblés.

Mohamed Bouderbali, qui a mis un accent particulier sur le savoir-faire artisanal de Tizi Ouzou, a reconnu que la participation de Tizi Ouzou au rendez-vous de Dubai (Emirats arabes unis) prévu pour la dernière décade de novembre est une avancée non négligeable dans la quête du marché culturo-économique mondial.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports a également pris la parole pour saluer les efforts des uns et des autres dans cette belle aventure algérienne vers le monde extérieur.

De leur côté, les festivaliers ont chaleureusement salué El-Hadi Ould-Ali pour ses efforts inconditionnels dans la mise en œuvre de l’énorme chantier culturel algérien, particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou. En effet, le ministre et des sports a joué incontestablement un grand rôle dans la promotion de la culture dans la wilaya de Tizi Ouzou.

La délocalisation vers le chef-lieu de wilaya de la fête du tapis d’Ath-Hichem à partir du village que porte justement ce tapis a été possible grâce justement à l’effort d’El-Hadi Ould-Ali. Il semblerait aussi qu’il ne serait pas étranger au sceau festivalier que revêt désormais le tapis d’Ath-Hichem. Autrement dit, le tapis d’Ath-Hichem revêt un caractère national.

Il ne serait pas inutile de noter enfin que la particularité de cette clôture du festival du tapis d’Ath-Hichem a été la parfaite alternance entre la grande rigueur scientifique des discours prononcés et les différents numéros de distraction. Concernant le côté purement festif, chants, musique, danse et poèmes ont été au menu.

Le sublime a été traduit surtout par les poèmes (thivougharine) chantés par les femmes d’Ifigha, plus exactement du village d’Ath-Issaâd, daïra d’Azazga. Pendant une vingtaine de minutes environ, leurs voix et leurs verbes nous ont fait redécouvrir imaginairement ces belles fêtes kabyles des saisons d’été de l’ancienne époque.

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