-- -- -- / -- -- --
Nationale

Entre le pardon de Benyounès et les exigences de Menasra

Entre le pardon de Benyounès et les exigences de Menasra

A peine a-t-il engagé la bataille qu’il recule, vingt-quatre heures plus tard. Le chef du MPA Amara Benyounes est-il à ce point frileux ?.

Le président du MPA Amara Benyounes qui a demandé au SG du FLN Djamel Ould Abbès de ne plus se prévaloir de la légitimité historique a reculé devant les coups de boutoir de ce dernier qui lui a répondu sèchement et d’une manière peu amène.

Benyounes a cru bon de rectifier ses propos en appelant, depuis Mascara, à la préservation de la sécurité et de la stabilité de l’Algérie « quel que soit le degré des divergences partisanes ».

« Les divergences au sein de la classe politique ne doivent pas porter préjudice et nuire à l’unité du pays, à sa sécurité et à sa stabilité politique et économique », a affirmé le SG du MPA qui, au passage, a appelé à éviter le recours à » la violence sous toutes ses formes comme moyen pour atteindre des objectifs politiques, économiques ou sociaux ». Benyounes a plaidé pour « le pardon, la réconciliation et la démocratie comme seuls moyens dans l’exercice politique ».

Le SG du RND, Ahmed Ouyahia, a souligné à Oran que son parti « œuvre à la concrétisation de la décentralisation ». Ouyahia a indiqué que sa formation s’attelle à « concrétiser la décentralisation et son renforcement, sachant que ce principe figure dans le code communal depuis 1967 ».

Étayant ses dires, il a rappelé, en direction de la population d’Oran, que cette wilaya a bénéficié de grands projets comme l’usine de montage de véhicules et celui du montage des équipements de forages pétroliers, et abritera un grand événement sportif, les Jeux Méditerranéens de 2021.

Le premier secrétaire du FFS, Hadj Djilani, a appelé depuis Oran les citoyens à « s’impliquer davantage dans la gestion locale et la construction du consensus national, car c’est la seule voie à même de régler tous les problèmes auxquels est confronté, au quotidien, l’Algérien : « Nous avons une expérience de gestion plutôt heureuse à Boufatis (Oran) et nous sommes fiers au FFS d’avoir des élus qui ont des mains propres », a-t-il encore souligné, ajoutant que « c’est à juste titre que nous sommes ici pour que les citoyens lui renouvellent leur confiance ».

Le président du Mouvement de la société pour la paix, Abdelmadjid Menasra, a soutenu, depuis Oran toujours, que la réussite de l’élu « nécessite sa protection contre toute forme de pression ».

Menasra a souligné qu’un élu « peut faire l’objet de pressions administratives et parfois de poursuites judiciaires ».
Menasra a, d’autre part, mis l’accent sur la transparence à garantir au rendez-vous électoral important », ajoutant que la crise financière que connaît le pays à l’heure actuelle « nécessite l’émergence de compétences qui constitueront le moteur du développement et de la création de richesses ».

Pour aider justement ces communes à générer beaucoup d’argent, la SG du PT, Louisa Hanoune, a appelé à « lever les taxes sur l’activité professionnelle de soutien à l’emploi des jeunes et aux activités économiques au niveau local », insistant sur le fait que « la commune doit être la base de toute politique de développement ».

Mme Hanoune a indiqué à partir de Dar el Beida, à Alger, que le PT milite pour une « démocratie de base consacrée par la levée totale des taxes » sur l’activité professionnelle de soutien à l’emploi des jeunes et aux activités économiques au niveau local.

Mme Hanoune a souligné également la nécessité de « soutenir les caisses sociales » pour renforcer et appuyer le pouvoir d’achat des citoyens, mettant en garde contre les « graves incidences de la politique économique » actuelle qui mène à « l’exacerbation de la pression sur les travailleurs et les jeunes », entraînant de graves conséquences.

Hanoune a dénoncé le phénomène de « détournement des biens fonciers » dont souffrent de nombreuses communes de la wilaya d’Alger et la « situation catastrophique » dans de nombreuses communes dont l’état des routes, les constructions anarchiques et la détérioration ou « l’absence d’infrastructures publiques ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email