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Entraîneurs : les présidents ont la gâchette facile

Entraîneurs : les présidents ont la gâchette facile

Trois. Trois de plus. Sûrement pas les derniers. Un trio « tiré au sort », d’une curieuse tombola où les présidents de clubs, toujours gagnants, tirent… toujours les premiers. Parce qu’ils savent où trouver la bonne « boule ».

Comment faire fonctionner le fusible. Trois autres à ajouter à ceux qui ont « sauté » sur la mine du résultat immédiat. Souvent pas seulement, les « boss », trop envahissants et s’immisçant dans les affaires techniques, poussant à la sortie quand la « victime » fait de la résistance.

Mekhazni de l’Arba, s’estimant (curieusement au sortir d’une belle performance, en battant, 2-0- le champion d’Algérie en titre, l’USM Alger qui était sur un record de 25 matches sans défaites) peu soutenu par ses dirigeants qui auraient préparé déjà le lit au divorce avant officialisation, jette l’éponge et vient s’ajouter à la longue liste. Presque dans le même temps, Cherif El Ouezzani, du MC Oran, qui se savait menacé, à cause d’un début de saison pas du tout apprécié du côté d’El Hamri, n’a pas survécu à la loi du rendement chiffré.

C’était juste à la fin de la 4e étape. Pour dire que les paris restent toujours ouverts. Confirmation, en match avancé du round suivant, le 5e avec une « démission- limogeage » inédite, le nouveau « fusible » annonçant qu’il officialiserait son départ à la fin de la rencontre.

Sans préjuger du résultat. Une victoire plus que méritée à l’arrivée. 2-1, en déplacement au « 20 août » à Alger (mieux, au passage, que lors de la « réception » au stade du même nom, à Bordj Bou Arréridj sur la pelouse duquel son équipe recevait Chlef pour cause de suspension) et, surprise générale, passage à l’acte. Broos, l’entraîneur belge de la JS Kabylie, rend le tablier non sans donner les vraies raisons d’une décision des plus logiques : son refus catégorique à se laisser dicter ses choix ou, comme on le dit communément et dans le jargon footballistique, « n’accepte pas l’immixtion de son président dans son travail. »

Réponse du président Hannachi, au contraire de son homologue de Larba, Amani, qui ne s’est pas encore prononcé sur la séparation d’avec son coach et les griefs que ce dernier a retenu pour dénoncer son contrat, alors que Baba, du onze phare d’El Bahia a ignoré la question en ajoutant qu’il avait les moyens, et donc l’argent (qui a dit qu’au MCO, les finances s’étaient taries ou seulement compris que le club, pas encore fixé sur son passage sous la coupe de Naftal qui traîne en longueur, était dans le besoin ?) pour enrôler le meilleur technicien sur le marché et relancer l’équipe : un « oui, c’est moi qui lui ai imposé le onze rentrant car il est limité » qui se passe de tout commentaire.

Montre d’abord le type de relation qu’entretenaient le N°1 kabyle, jamais avare en déclarations choc et s’assumant comme rarement ses paires des deux Ligues « Mobilis » peuvent s’en prévaloir, et cet entraîneur débarquant dans des stades peu sûres, qui était déjà parti moralement (suite bien sûr à la mort de son joueur Ebossé) à deux reprises avant de se rétracter.

Avant que son employeur ne se rende compte de ses « limites » (dixit bien sûr le président des « Canaris » qui n’en est pas à sa première sortie dans le genre et est connu pour ses relations conflictuelles avec bien des entraîneurs qu’il a eu à recruter dans sa longue carrière de président qui en fait, à noter, le doyen en exercice), et se permet de procéder à sa place (pourquoi est-il alors descendu sur le terrain pour manager un onze qu’il n’a pas choisi au lieu de choisir la solution la plus juste de partir sans attendre ?) au choix des joueurs devant figurer sur la feuille du match. Une première dans un football algérien unique dans son genre et collectionnant les pieds de nez à la stabilité.

Le MC Oran (merci le président pour avoir sorti le chèque et confirmé que de ce côté si délicat, on peut dormir tranquille à Zabana qui n’a plus besoin que de bons résultats pour se rappeler à ses heures de gloire) continuera (jusqu’à nouvel ordre ou succession de mauvais résultats, ce qui est possible) l’aventure avec l’ex-driver de l’E.N, Cavali qui s’est dit prêt à redonner des couleurs aux « rouge et blanc », l’Arba (ce n’est pas sûr) est en passe de formaliser avec son dernier coach en date, Cherif El Ouezzani (tiens, tiens, on vous disait bien qu’il ne fallait se faire aucun souci, ni du mourant sur la capacité incroyable de nos « fusibles » à très vite rebondir et trouver du boulot ou preneur), la JSK serait en contact avec Djamel Menad (un enfant du club, qui connaît donc la maison et les règles du jeu, Hannachi demeurant toujours le patron indiscutable et décidant donc de tout) en plus d’autres C.V sous le coude et prêts à être activés.

A qui le tour ? L’autre question qui se pose maintenant est de savoir si Menad, débarqué récemment du club saoudien où il exerçait après son départ d’Algérie, prendrait le risque de répondre à l’appel du cœur. Le risque de composer à nouveau avec un président qu’il sait prêt à tout. Ait Djoudi, qui a perdu avec le NAHD contre Hannachi (il dira ne s’être pas trompé de onze, non sans s’enorgueillir que c’est lui qui, à partir de la tribune officielle, a gagné) en sait quelque chose. Peut répondre. 

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