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Sports

Entente de Sétif : une pour tous et tous pour une

Entente de Sétif : une pour tous et tous pour une

Le 1er novembre. Une date, un symbole. L’Algérie qui fête, samedi, ses enfants 60 ans après avoir pris les armes pour chasser l’occupant grâce à une révolution, à bien des égards, unique au monde. Les manuels scolaires sont là pour entretenir la mémoire collective.

Samedi, à l’occasion des 60 bougies consacrant le courage et le martyr de tout un peuple, un sigle, soutenu par tout le pays, choisira l’occasion pour frapper un grand coup dans le ciel africain en s’en retournant à Ain El Fouara, théâtre de nombreuses haltes festives au détour d’exploits aussi retentissants les uns que les autres, avec le costume bien à sa taille et qui lui va comme un gant, de nouveau N°1 du continent.

L’Entente de Sétif, qui portait sur les frêles épaules de ces joueurs écrasés par moments par le poids énorme de la responsabilité, avant ce nul au goût d’incomparable succès devant un sérieux client congolais du Vita Club ou ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle sur la scène africaine, des rêves insensés de grandeur, n’aura jamais autant mérité son nom d’Entente d’Algérie.

Une partie (ils se trompaient énormément ceux qui pouvaient penser qu’en ce samedi de pure folie populaire, que seuls les inconditionnels des « Aigles » occuperaient les travées d’un stade Tchaker trop exigu pour contenir le formidable, inhabituel afflux de supporters venus de toutes les régions pour porter à la victoire finale le représentant algérien, qui appartiendra, au moins en cette journée très particulière propice aux exploits, à tout le monde.

Un rendez-vous continental à ne pas rater sous aucun prétexte comme le souligneront avec force couleurs, les emblèmes variés déployés en la circonstance (pratiquement tous les clubs, mettant momentanément de côté leurs sensibilités et rivalités, s’y étaient donné rendez-vous pour prêter main forte à la galerie sétifienne) seront autant de témoins pour dire que l’ESS, qui fera battre le cœur de tous les Algériens, n’était pas seule à l’occasion d’une épreuve qu’elle honorera finalement si bien. Précieux soutien pour un club habitué à ce genre d’exploits. L’Entente d’Algérie (pour longtemps encore), portée à l’unisson, a compris qu’une finale ne se jouait pas (on l’aura constaté en de nombreux passages à vide et quelques frayeurs heureusement sans frais) mais se gagnait.

A l’arrivée d’un nul qui fait le bonheur de quarante millions d’Algériens, le club cher au tandem Hammar- Madoui a su, en ne refusant jamais le combat, en luttant sur tous les balles et en croyant en sa bonne étoile (la deuxième à floquer sur un maillot qui en compte déjà une, arrachée dans l’ancienne version) répondre présent.

Au vœu du peuple qui terminera en beauté, dans la liesse, une journée si particulière de recueillement en la mémoire de ses glorieux fils tombés au champ d’honneur pour que vive l’Algérie éternelle. Il y a finalement des sacres au retentissement sans pareil. Et ce que viennent de réaliser Younes et ses frères, dans la continuité de la marche triomphale des « Combattants du désert », vaut le respect. Chapeau bas ! 

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