Enseignement supérieur  : L’Université s’adapte au marché du travail – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Enseignement supérieur  : L’Université s’adapte au marché du travail

Enseignement supérieur  : L’Université s’adapte au marché du travail

Face aux mutations du marché de l’emploi, l’adoption d’une nouvelle politique de formation s’impose. Le ministère de l’Enseignement supérieur se penche sur la question à travers la révision de la cartographie des formations universitaires.  

L’émergence de nouveaux métiers impose, en effet, à l’université de s’adapter au changement dans le marché du travail. Les formations universitaires doivent être orientées vers les besoins socio-économiques, selon les affirmations du Pr Lynda Boutekrabt, directrice de l’Ecole nationale supérieure des sciences de la mer.

Les nouveaux métiers qui émergent et les technologies innovantes obligent à sortir de la dépendance des hydrocarbures. C’est pour cette raison que les universités s’attèlent «à revoir la cartographie des formations», a indiqué le Pr Lynda Boutekrabt, qui s’est exprimé, ce mercredi, sur les ondes de la radio Chaîne 3.

Selon elle, pour arriver à assurer notre sécurité alimentaire, énergétique ou encore sanitaire, objectif fixé par les pouvoirs publics, les formations universitaires doivent être orientées vers les besoins socio-économiques».

La formation selon les besoins du marché garantirait surtout l’employabilité des nouveaux diplômés, sachant que le taux élevé de chômage chez les jeunes diplômés est en partie expliqué par l’inadéquation des formations aux besoins du marché du travail. Raison pour laquelle il est nécessaire de réfléchir à l’employabilité dans l’élaboration de nouvelles filières de formation, selon l’invité de la rédaction de la Chaîne 3. Le Pr Lynda Boutekrabt ne remet pas pour autant en cause les formations actuelles. «Ces formations répondent en partie aux besoins du marché. Mais nous devons adopter l’approche par compétence à même de former selon les besoins des opérateurs», a-t-elle précisé. 

Pour illustrer sa vision, l’intervenante a donné l’exemple de l’université de Blida. «Le secteur de l’agroalimentaire est présent à Blida à travers le Club des entrepreneurs de la Mitidja. Nous avons renforcé cet acquis par la mise en place de l’Institut des sciences et techniques appliquées dédiées à l’agroalimentaire.

L’expérience a magnifiquement réussi», a-t-elle fait savoir, affirmant que les étudiants stagiaires de cet institut sont recrutés et font leur carrière dans le domaine.

Autre exemple de réussite de l’harmonisation formation-emploi, selon le Pr Boutekrabt, la création du pôle d’excellence en biotechnologie à Constantine. «Il existe près de 50 laboratoires de biotechnologie au niveau de l’université de Constantine 1 et l’Ecole nationale supérieure de biotechnologie.

La création de ce pôle a permis une meilleure opportunité d’employabilité», a fait savoir la directrice de l’Ecole nationale supérieure des sciences de la mer, qui a noté que l’existence de ce pôle a motivé le choix de Constantine pour la création de l’unité de production du vaccin anti-Covid. 

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