Enseignement supérieur : L’arabe renforcé dans les universités
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a réaffirmé l’engagement de son département à consolider la place de la langue arabe au sein du système universitaire national.
Le ministre a indiqué ce vendredi, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée jeudi aux questions orales adressées aux membres du gouvernement, que le secteur « n’a ménagé aucun effort pour promouvoir l’usage de la langue arabe au niveau des établissements universitaires », en écho aux orientations de l’État en matière de préservation du patrimoine linguistique et identitaire.
Dans ce cadre, Baddari a mis en avant la création, le Centre de recherche scientifique et technique pour le développement de la langue arabe (CRSDTLA), une structure dont la mission est d’élaborer des recherches théoriques et appliquées visant à moderniser et enrichir la langue arabe.
Ainsi, le centre œuvre en coordination avec les organismes spécialisés dans la normalisation terminologique et s’attelle au développement de projets de recherche en sciences du langage, ainsi qu’aux technologies linguistiques appliquées à la langue arabe et aux langues à large diffusion. L’objectif est de renforcer la présence de l’arabe dans les domaines éducatif, scientifique et technologique, a rappelé le ministre.
Le ministre a également fait état de la publication de 848 revues scientifiques en langue arabe entre 2020 et 2025, un indicateur qui témoigne de l’intérêt croissant de la communauté universitaire pour la recherche en arabe.
Parallèlement, l’usage de la langue arabe dans la gouvernance des universités connaît une progression notable, illustrée par la mise en place de 69 plateformes numériques en langue arabe, ainsi que par le développement du système de gestion « Progres » dans cette langue.
Tout en rappelant la dimension nationale, culturelle et identitaire de la langue arabe, Baddari a souligné l’importance pour le secteur de l’Enseignement supérieur de rester ouvert aux langues étrangères.
Selon lui, « la diversité linguistique permet à l’enseignant et à l’étudiant de cerner l’ensemble des évolutions en cours », illustrant ainsi une approche équilibrée visant à renforcer la maîtrise de la langue arabe, tout en maintenant un haut niveau d’intégration dans les espaces scientifiques internationaux.
En réponse à une question concernant l’amélioration des services universitaires, notamment l’ouverture de nouvelles lignes de transport universitaire, le ministre a mis en avant la poursuite des efforts pour développer ce domaine, afin d’assurer aux étudiants des conditions idoines leur permettant de se consacrer à leur réussite académique.