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Nationale

Enlevé, Rani Eric retrouvé à Boudouaou

Enlevé, Rani Eric retrouvé à Boudouaou

« Le plan alerte enlèvement enfant a permis de retrouver en un temps record le Franco-Algérien « 

Quarante-huit heures à peine après l’émission par le ministère de la Justice d’un communiqué « Alerte-enlèvement « d’enfant, l’auteur présumé du « rapt « a été localisé puis arrêté par les policiers de la sûreté de wilaya de Boumerdès, à près de 400 kilomètres du lieu où l’enfant a été enlevé il y a un peu plus de trois ans du domicile de ses grands-parents à Aïn Abid, dans la wilaya de Constantine.

Rani Eric Mehdi, âgé aujourd’hui de huit ans, a été retrouvé avec son père dans la localité de Boudouaou El-Bahri, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya.

Selon le chef de la sûreté de wilaya de Boumerdès, Ali Badaoui, c’est sur la base d’un témoignage fait par un citoyen de la localité que le fugueur a été identifié puis retrouvé avec son fils. Selon le premier responsable de la police à Boumerdès, Djamel Mehdi s’est installé il y a quelques mois dans la commune de Boudouaou, il changeait souvent de lieu de résidence afin d’échapper aux services de sécurité.

Les enquêteurs de la police judiciaire de Boumerdès ont réussi, hier matin, sur la base d’un plan minutieusement préparé, à mettre la main sur Djamel Mehdi. Selon M. Badaoui, l’enfant Rani Eric a été retrouvé sain et sauf mais avait l’air agité, état probablement lié aux conditions auxquelles il était soumis, a précisé le policier.

A Boudouaou El-Bahri, Djamel travaillait dans le commerce informel et l’enfant n’a jamais été scolarisé, à en croire les premiers éléments auxquels sont parvenus les enquêteurs de la police judiciaire de Boumerdès lors de l’interrogatoire du père, qui sera présenté probablement dans les prochaines heures devant la juridiction compétente.

Le plan alerte-enlèvement enfant émis avant-hier par le procureur d’El-Khroub et les services de sécurité de la capitale de l’Est a permis d’arrêter en un temps record le présumé auteur du rapt.

Pour rappel, l’affaire a rebondi avant-hier après plus de trois ans de disparition suite à l’émission par la justice d’un bulletin « alerte enlèvement « La mère du petit, une Française, n’a pourtant pas cessé depuis près de trois ans de faire des démarches afin de retrouver son enfant.

Jennifer Prinz a bénéficié, en avril 2014, d’une décision de justice du tribunal d’El Khroub à Constantine lui octroyant le droit de garde de l’enfant, une décision exécutoire le jour même. Le père Djamel Mehdi a alors pris la fuite avec l’enfant âgé alors de 5 ans.

Pour revenir à l’histoire du couple, dont les débuts remontent à l’année 2006. Djamel, Franco-Algérien, et Jennifer, de nationalité française, se rencontrent en France et vivront ensemble huit années. De leur relation naîtra Rani.

En juin 2012, Djamel décide de quitter la France avec le petit garçon né deux ans plus tôt pour venir s’installer dans la contrée de ses grands-parents à Aïn Abid, à une trentaine de kilomètres au nord-est de la ville des Pont.

Il aura fallu plusieurs mois à Jennifer pour retrouver les traces de son ex-compagnon et de son fils. Elle tentera alors d’obtenir de la justice algérienne le droit de garde sur l’enfant, une décision qu’elle obtiendra en avril 2014 non sans peine puisqu’elle passera près de 2 ans à Constantine.

Elle sera aidée durant son séjour par une avocate du barreau de Constantine. Dans un premier temps elle bénéficiera d’un jugement de droit de visite. La décision l’autorisait alors à rencontrer deux jours par semaine son fils en public dans le hall d’un hôtel où elle est descendue le premier jour où elle a mis les pieds dans la capitale de l’Est.

Elle le verra pour la dernière fois au printemps 2014. Trois ans et demi de souffrance. Et, en moins de 48 heures, l’affaire trouve son épilogue.

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