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Nationale

Enième crise au FFS avant les élections locales

Enième crise au FFS avant les élections locales

Rien ne va plus au FFS, le premier parti d’opposition créé au lendemain de l’indépendance à la suite d’une crise institutionnelle au plus haut sommet de l’Etat.

Depuis trois années, la situation interne de cette formation politique est rythmée par des limogeages en série des règlements de comptes entre différents clans et enfin des repositionnements idéologiques douteux.

Témoin en est cette annonce faite avant-hier par la direction collégiale du FFS qui parle du limogeage de son premier secrétaire Abdelmalek Bouchafa, alors que ce dernier aurait déposé sa démission il y a quatre jours pour protester contre la réintégration des cadres remerciés lors de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai dernier.

La commission de discipline du parti, qui s’est réunie en milieu de semaine, a décidé de réintégrer les responsables mis à la porte par Bouchafa. 

Ce dernier a mal pris la chose, la qualifiant même de défiance vis-à-vis de son pouvoir et de son poste de premier responsable du parti, et a décidé de claquer la porte.

Comme son prédécesseur Mohamed Nebbou, remercié lui aussi, Bouchafa subit les foudres de l’instance présidentielle, particulièrement de deux de ses membres influents à savoir Ali Laskri et Aziz Baloul, qui font la pluie et le beau temps au sein du parti.

Ces deux hommes forts du parti ne lui ont pas pardonné son cavalier seul lors de la campagne électorale du 4 mai dernier, où il s’est distingué par un discours aux antipodes de la rhétorique habituelle du parti.

D’ailleurs après juste la confirmation au poste de premier secrétaire du parti du fédéral de Djelfa, Mohamed Hadj Djilani, le FFS a réitéré dans un communiqué rendu public, à l’issue de la réunion de la direction nationale tenue hier, son attachement à sa principale revendication : la reconstruction du consensus national et populaire.

« Depuis sa création en 1963, le FFS est déterminé à être présent partout où les Algériennes et les Algériens se battent pour la cohésion nationale, le changement pacifique, et l’avènement d’une deuxième république. »

Le FFS a appelé « à la mise en œuvre d’une politique de remobilisation démocratique et pacifique de la population ». Pour conclure son communiqué, le FFS appelle les militants et les citoyens « à poursuivre leur effort » pour réhabiliter le politique et « imposer le changement par la reconstruction du consensus national et populaire ».

Par ailleurs, la direction nationale du FFS a indiqué dans le même communiqué que sa réunion « a permis l’élaboration et la mise en œuvre de la feuille de route » du parti en prévision des prochaines échéances politiques.

A ce propos, le programme d’activités pour la commémoration du 61e anniversaire du Congrès de la Soummam et la célébration du 54e anniversaire de la création du FFS a été arrêté, selon la même source. Tandis que les dates de la tenue de l’université d’été du parti ont été fixées aux 11, 12 et 13 octobre prochain.

La même réunion a également été mise à profit par la direction du FFS pour « procéder à la désignation des membres du Secrétariat national devant compléter la composition de la commission de choix des candidatures », ainsi qu’à la mise en place d’un Directoire national de campagne qui sera chargé de gérer et d’animer la campagne électorale au niveau national.

La direction nationale du FFS a désigné le secrétaire national chargé du pôle des relations internationales du parti, Madjid Rouar, comme coordinateur du directoire national de la campagne électorale des prochaines élections locales.

Les différents pôles chargés d’animer et de gérer la campagne au niveau national seront installés mardi prochain. La direction nationale a convoqué la commission nationale de choix des candidatures pour lundi au siège national du parti pour procéder à son installation.

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