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Nationale

ENIEM de Oued Aïssi : Les signaux rouges rallumés

ENIEM de Oued Aïssi : Les signaux rouges rallumés

Après une quinzaine de mois de relative accalmie, l’ENIEM de Oued Aïssi voit de nouveau s’allumer des signaux rouges à son tableau de bord. La situation est jugée suffisamment préoccupante pour que les syndicalistes de cette entreprise publique spécialisée dans l’électroménager, affiliée à l’UGTA, lancent un véritable SOS à l’adresse du Conseil de la nation, dans l’espoir d’y trouver une bouée de sauvetage.

Sur initiative et avec l’appui de l’Union de wilaya UGTA de Tizi Ouzou, une délégation syndicale de l’ENIEM a été reçue, le 21 janvier, par un groupe de sénateurs, conduit par le vice-président du Conseil de la nation, Lakhal Mourad. La délégation des travailleurs était menée par Kamel Limani, secrétaire général de l’Union de wilaya UGTA de Tizi Ouzou.

Dans leur plaidoirie, les syndicalistes ont exposé à leurs interlocuteurs la situation économique et financière jugée « alarmante » de l’entreprise. Ils ont présenté un tableau détaillé des difficultés auxquelles fait face l’ENIEM, tant sur « le plan économique » que « socio-professionnel », mettant en évidence l’impact direct de ces contraintes sur « la stabilité de l’emploi et sur la pérennité même de l’entreprise ».

Au cœur des échanges, les représentants des travailleurs ont plaidé pour une prise en charge « urgente et globale » des problèmes structurels qui entravent le redressement de l’ENIEM. Ils ont exprimé leur espoir de voir les pouvoirs publics s’impliquer davantage dans ce dossier sensible, afin de lever les obstacles qui « menacent l’avenir de cette entreprise emblématique » du secteur industriel national.

Après une écoute attentive, les sénateurs ont tenu à rassurer leurs interlocuteurs quant à leur disponibilité à accompagner toute initiative visant à préserver l’ENIEM. Ils ont affirmé leur engagement à intervenir, dans le cadre de leurs prérogatives, auprès des instances concernées pour soutenir les démarches destinées à sauvegarder cette entreprise, qualifiée « d’acquis industriel majeur, notamment pour la région de Kabylie ».

Selon des sources proches du dossier, si cette rencontre n’a pas encore débouché sur des mesures concrètes, elle traduit néanmoins une volonté claire d’alerter les pouvoirs publics sur l’urgence de la situation. Pour les travailleurs, dont le discours est loin d’être une simple homélie, l’enjeu dépasse la seule survie de l’entreprise, il s’agit aussi de préserver un savoir-faire industriel et de sauvegarder des milliers d’emplois, dans un contexte où la relance de l’industrie nationale demeure un objectif affiché des pouvoirs publics.



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