Énergies renouvelables : La GTAI voit l’Algérie comme un futur acteur clé européen
Le potentiel et la stratégie de l’Algérie visant le développement des énergies renouvelable ont été mis en avant par l’Agence allemande du commerce et de l’investissement (GTAI), soulignant le rôle central qu’entend jouer le pays dans l’économie émergente de l’hydrogène vert pour, ainsi, se positionner comme un partenaire énergétique majeur de l’Allemagne et de l’Europe en la matière.
Au-delà de l’ambition, l’Algérie œuvre à accélérer sa transition énergétique et ainsi devenir un acteur clé dans la région. Cette orientation se traduit par les projets structurants engagés par l’Algérie en vue d’accélérer sa transition énergétique. Selon un rapport de la GTAI, l’Algérie, producteur majeur d’hydrocarbures, accélère sa transition énergétique à travers une série de projets structurants dans les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, avec l’ambition de consolider sa position de fournisseur énergétique stratégique pour l’Europe.
« Malgré l’importance de ses réserves d’hydrocarbures, l’Algérie affiche une ferme volonté de ne pas rester à l’écart du développement mondial des énergies propres », a indiqué l’agence allemande, affirmant que cette orientation se traduit notamment par la mise en service progressive de grands parcs solaires et par le lancement d’importants programmes d’investissement dans les énergies renouvelables.
Le document rappelle que le pays ambitionne d’atteindre une capacité installée de 15 gigawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2035, soulignant que certains projets commencent déjà à être raccordés au réseau électrique national.
En avril 2026, deux centrales solaires d’une capacité de 200 mégawatts chacune sont ainsi entrées en service dans les wilayas d’El-Meghaier et de Biskra. Une capacité totale de 1 400 mégawatts devrait être injectée dans le réseau avant la fin de l’année 2026.
Trois autres projets totalisant 520 mégawatts ont également été attribués en 2025, tandis que l’état d’avancement des travaux des 22 centrales solaires en cours est estimé à environ 40 %.
Selon la GTAI, la stratégie énergétique algérienne vise principalement à réduire la forte dépendance du pays au gaz naturel dans la production électrique, soulignant que le développement des énergies renouvelables apparaît comme un levier destiné à préserver les capacités d’exportation gazières du pays, tout en répondant à la croissance de la demande nationale en énergie.
En parallèle, l’industrie solaire locale poursuit sa structuration avec l’émergence d’acteurs nationaux spécialisés dans la fabrication de modules photovoltaïques, l’ingénierie et le développement de projets.
L’important potentiel éolien de l’Algérie a, en outre, été évoqué par l’Agence allemande du commerce et de l’investissement, qui dit que ce dernier reste « encore largement inexploité ».
Le développement des infrastructures électriques constitue également un axe majeur de cette transition, a encore affirmé l’agence, signalant le vaste projet de lignes à haute tension de 400 kilovolts sur environ 880 kilomètres, qui va permettre de relier le sud du pays au réseau national.
C’est aussi dans l’hydrogène vert que l’Algérie entend aussi jouer un rôle central dans l’économie, selon le rapport, notant que le pays se positionne désormais comme un acteur clé de cette filière stratégique, avec l’ambition affichée de couvrir, à terme, jusqu’à 10 % des besoins européens en hydrogène.
La stratégie nationale de l’hydrogène prévoit le développement de l’hydrogène vert et bleu ainsi que la montée en puissance des exportations.
Les objectifs fixés tablent sur une production pouvant atteindre 40 térawattheures d’ici à 2040, dont une large partie destinée aux marchés extérieurs. « Grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, à son vaste réseau gazier existant, à son fort ensoleillement et à la disponibilité de larges espaces sahariens, l’Algérie dispose de nombreux atouts pour devenir un partenaire énergétique majeur de l’Allemagne et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène », estime la GTAI, signalant le soutien du pays à plusieurs initiatives concrètes en Algérie.