Encadrement pharmaceutique : L’ADPHA soutient le SNAPO et le CNOP
L’Association des distributeurs de produits pharmaceutiques algériens (ADPHA) a exprimé son soutien plein et entier à la démarche conjointe engagée par le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), dans le cadre des travaux relatifs à l’encadrement réglementaire de l’exercice de la profession pharmaceutique. C’est ce qu’a indiqué, hier, un communiqué de l’ADPHA.
L’ADPHA a affirmé que la position adoptée conjointement par le SNAPO et le CNOP a traduit « un haut sens de responsabilité institutionnelle » ainsi qu’« une volonté claire de préserver les fondements éthiques, professionnels et structurels de l’exercice officinal ». L’association a salué une approche fondée sur la concertation et le dialogue interinstitutionnel, considérant qu’elle a constitué « la seule voie à même de garantir un cadre réglementaire cohérent, équilibrer et pleinement conforme aux impératifs de santé publique ».
Cette prise de position est intervenue dans un contexte caractérisé par de profondes interrogations au sein du secteur, à la suite des orientations contenues dans le projet de décret exécutif visant à redéfinir les règles d’organisation de l’activité officinale.
L’ADPHA a rappelé, à cet égard, un principe qu’elle a qualifié de fondamental pour l’équilibre de la chaîne pharmaceutique nationale : le pharmacien d’officine est demeuré « le partenaire privilégié et juridiquement central du distributeur ». Elle a souligné que cette relation, encadrée par les textes réglementaires en vigueur, représente un élément-clé de la traçabilité des produits de santé et de la sécurisation du circuit légal du médicament, contribuant ainsi à la protection du patient et à la lutte contre les dérives liées aux circuits informels.
L’association a également mis en exergue le rôle stratégique joué par le réseau officinal dans la régulation du marché pharmaceutique. Elle a indiqué que l’officine a assuré une mission de proximité sanitaire essentielle, en tant que premier point de contact entre le citoyen et le système de santé. « La stabilité du maillon officinal a constitué un enjeu déterminant pour l’ensemble de la chaîne du médicament », a-t-elle souligné, en lien avec la continuité de l’approvisionnement, la qualité de la dispensation et le respect des règles de bonne pratique.
Sur le plan économique, l’ADPHA a souligné que la pérennité de l’exercice officinal est restée indissociable de la préservation de l’équilibre financier du pharmacien. Affirmant que « cet équilibre a conditionné la capacité du réseau officinal à répondre durablement aux besoins des patients, absorber les fluctuations du marché et à honorer l’ensemble des obligations professionnelles. Il a également constitué, selon l’association, « un facteur majeur de stabilité pour l’ensemble du secteur pharmaceutique, du fabricant jusqu’au patient final ».
Dans ce contexte, l’ADPHA a mis en garde contre toute évolution du cadre organisationnel qui n’aurait pas intégré cette dimension économique. Signalant qu’ « une réforme insuffisamment calibrée aurait pu fragiliser le maillon officinal », avec des conséquences directes sur « la proximité sanitaire, la régulation du marché et la confiance des citoyens dans le circuit pharmaceutique réglementé, socle de la politique de santé publique ».
L’Association a conclu son plaidoyer en solidarité avec le CNOP et le SNAPO, en assurant de son engagement à accompagner « toute initiative institutionnelle visant à consolider la gouvernance du secteur pharmaceutique ». Elle a indiqué avoir soutenu une réforme fondée sur la cohérence du circuit du médicament, la préservation de l’équilibre économique des acteurs et le respect des principes fondamentaux régissant l’exercice de la pharmacie d’officine. Une orientation que l’ADPHA a inscrite dans une vision « responsable, durable et tournée vers l’avenir de la profession », au service de la sécurité sanitaire et de l’intérêt du patient.