En vue d'assurer l’autonomie alimentaire: Cap sur l’agriculture saharienne – Le Jeune Indépendant
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Nationale

En vue d’assurer l’autonomie alimentaire: Cap sur l’agriculture saharienne

En vue d’assurer l’autonomie alimentaire:  Cap sur l’agriculture saharienne

L’agriculture dans le Sud est une alternative stratégique pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Ce développement agricole vise à renforcer la sécurité alimentaire du pays en couvrant une part importante des besoins nationaux en produits agricoles. C’est ce qu’a indiqué, ce mercredi, le Pr Brahim Mouhouche, soulignant que l’intégration de nouvelles technologies est essentielle à cette agriculture, qui reste un défi majeur.

« Le secteur agricole consomme des quantités immenses d’eau, d’où la nécessité de se tourner vers le Sud, notamment le sud-ouest et centre du pays. Ces régions dans lesquelles l’eau n’est pas profonde, chaude ou salée, ce qui va favoriser la production agricole », a-t-il expliqué lors de son intervention à la radio nationale. Il a ajouté que cette stratégie va contribuer à augmenter les importations, permettant d’atteindre une hausse de 11 % en matière de production de blé, comme l’a montré le dernier rapport du département américain de l’Agriculture (USDA) dans un récent rapport publié le 10 mai.

Le Pr Mouhouche a également mis en avant l’importance de la subvention et l’encouragement fournis par les autorités pour inciter l’agriculteur à produire plus et à importer moins. Il a souligné que l’Algérie importe actuellement certains produits agricoles dont le taux d’importation doit être diminué, sachant que le soutien au secteur de l’agriculture est estimé à environ 130 milliards de dinars.

Dans le même sens, le Pr Mouhouche a souligné que l’intégration de nouvelles technologies dans le secteur agricole va permettre de booster davantage les rendements agricoles. « Actuellement tout devient intelligent, et l’agriculture n’est pas en dehors de ce système. Il est donc indispensable de gérer intelligemment l’agriculture, l’irrigation, le stockage et le transport. Cela veut dire qu’il faut produire économiquement », a-t-il affirmé, tout en insistant sur le rôle de la recherche dans ce sens, notamment pour trouver d’autres variétés de céréales qui s’adaptent au climat de l’Algérie, comme une autre solution pour améliorer le rendement.

Concernant la sécurité alimentaire, l’expert a affirmé que l’Algérie est bien placée dans la région, et c’est l’un des pays qui détient un pourcentage très réduit par rapport au nombre de citoyens qui sont à la limite de la faim, rappelant qu’il ne faut pas « confondre sécurité alimentaire et autosuffisance ». Il a indiqué que l’autosuffisance est en train de se réaliser progressivement suite aux politiques agricoles qui ont été mises en œuvre.

Il convient de noter que l’USDA, dans son dernier rapport, a estimé que la production de blé devrait augmenter pour atteindre 3 millions de tonnes au terme de la campagne de 2024/2025. A l’origine de ces perspectives positives, l’amélioration de la pluviométrie dans les zones de production du centre et de l’est du pays, où les précipitations ont été les plus fréquentes. Selon l’USDA, la superficie emblavée devrait rester inchangée à 1,8 million d’hectares alors que le rendement des cultures est attendu en hausse de 11 % à 1,67 tonne par hectare.

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