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Op-Ed

En s’appuyant sur la CAN

Aujourd’hui sera examinée par les instances compétentes la candidature de l’Algérie à l’organisation de la prochaine coupe d’Afrique des Nations. L’événement, qui doit se dérouler en 2017, devait être initialement accueilli par la Libye.

L’Algérie a donc décidé de se porter candidate dans un esprit de solidarité à ce pays voisin et frère. En gardant aussi dans la région du Maghreb le rendez-vous footballistique qui permet, à chaque édition, de nouvelles affinités dans les relations entre les supporters, frange active et patriote des pays du continent.

Or, par delà les conditions logistiques à remplir pour prétendre recevoir pareil événement sportif sur son territoire, il existe une dimension politique de prestige dans le quitus du comité qui décide du pays organisateur. L’Algérie, connue et reconnue pour sa générosité multiforme à l’endroit de tous les pays africains sans exception, jouit d’un réseau de soutien inimaginable.

Ceux des Algériens qui ont eu à voyager dans les pays du continent noir peuvent témoigner de l’extraordinaire rayonnement de notre football dans les foyers les plus isolés des villages d’Afrique. Affiches anciennes de Belloumi ou de Madjer sur les murs de bureaux à Bamako, fanions du onze national actuel accrochés au plafond d’un bus en Zambie, « One, two three, viva l’Algérie » chanté en zoulou en Afrique du Sud…

Les amoureux du ballon rond partagent depuis longtemps cette sympathique euphorie bien algérienne, de partout, avec une sincère admiration sur la démonstration inévitable du patriotisme algérien lorsque les Verts sont accompagnés avec ferveur par leurs fans jusqu’en terre lointaine. Une symbiose que les autorités algériennes ne manquent jamais de soutenir, comme elles l’ont fait admirablement lors des éliminatoires épiques de 2009 à Oum Dhormane.

Aussi, il n’y a aucune exagération populiste à penser que si la candidature algérienne est retenue, comme on peut l’espérer, ce sera encore une fois l’occasion pour notre peuple de marquer son africanité dans un contexte géopolitique des plus graves où Alger ne lésine sur aucun moyen pour promouvoir la paix et le bon voisinage.

De nos jours, le foot n’est pas qu’un événement commercial ou sportif. Sa dimension politique doit aussi servir les bonnes causes pour défendre l’identité africaine. Celle qui refuse la recolonisation, la violence, le terrorisme et autres fléaux que des officines étrangères ont semé sur le vaste stade africain.

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