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Energies

En raison d’une offre abondante : Le pétrole dans le rouge 

En raison d’une offre abondante : Le pétrole dans le rouge 

Les prix du pétrole ne cessent de dégringoler. Bien qu’ayant gagné quelques cents à la clôture des marchés londonien et new-yorkais vendredi, ils sont restés à des niveaux très bas. « Au plus bas depuis mai dernier » et à « proche d’un plus bas de cinq ans », ont souligné les experts.  

Sur l’InterContinentalExchange (ICE) de Londres, le cours de baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a gagné 0,38 % pour s’établir à 60,34 dollars à la clôture du marché vendredi. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, a augmenté de seulement 0,14 % pour clôturer à 57,54 dollars. Sur une base hebdomadaire des prix, les deux indices de référence ont chuté d’environ 3 %.

Cette situation s’inscrit dans un contexte où l’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipe une offre abondante de l’or noir pour l’année prochaine. Mais pas seulement. La tension grandissante entre les deux grands consommateurs mondiaux de pétrole que sont les Etats-Unis et la Chine exacerbe les marchés et pousse les prix à la baisse.

Dans son dernier rapport, rendu public mardi dernier, l’AIE a revu à la hausse ses prévisions de croissance de l’offre mondiale de pétrole par rapport aux prévisions de septembre. Elle a également révisé très légèrement à la baisse ses estimations de progression de la demande sur cette année et sur l’année suivante. C’est pourquoi les opérateurs restent soucieux de l’équilibre entre l’offre et la demande, observent les analystes.

Au total, l’AIE projette une offre supplémentaire de pétrole d’environ 2,2 millions de barils par jour (mb/j) en 2025, mais surtout de près de 4 mb/j en 2026. La croissance de l’offre est notamment due « à la forte augmentation de l’offre de pétrole par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés formant l’alliance OPEP+ », selon l’analyste Carsten Fritsch cité par les sites spécialisés. Depuis le mois d’avril 2025, huit membres de l’OPEP+ ont rehaussé leurs quotas de plus de 2,5 millions de barils quotidiens.

La pression du marché est donc observée sur fond d’augmentation de la production de l’OPEP+ pour regagner des parts de marché après avoir passé plusieurs années à réduire sa production pour contrebalancer la hausse de production non-OPEP.

Dans le même contexte de hausse de disponibilité de l’or noir, l’Agence américaine d’information sur l’énergie a annoncé que les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté d’environ 3,5 millions de barils.

Devant l’abondance de l’offre, la demande risque de ne pas être au rendez-vous, les relations tendues entre les deux plus grands consommateurs d’or noir au monde étant « susceptibles de miner leur économie, et donc la demande en pétrole, selon les experts du marché pétrolier. Par ailleurs, « la possibilité d’une perturbation de l’approvisionnement en pétrole russe en raison des sanctions empêche les prix du brut de baisser davantage », estiment-ils.



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