-- -- -- / -- -- --


Energies

En raison d’une faible demande chinoise : Le marché pétrolier s’essouffle

En raison d’une faible demande chinoise : Le marché pétrolier s’essouffle

C’est déjà l’essoufflement. Les prix du pétrole ont baissé ce lundi, en dépit des rumeurs d’un raffermissement de la demande. L’espoir d’un redressement des cours après la dernière décision de l’Arabie Saoudite, de la Russie et de l’Algérie de baisser leurs productions n’a pas tenu longtemps, même si certains analystes restent optimistes.

Les inquiétudes persistent concernant l’affaiblissement de la demande mondiale. Le doute est omniprésent sur les marchés pétroliers, les investisseurs s’efforçant de trouver un équilibre entre l’incertitude économique et les réductions persistantes de l’offre.

Car de nombreux indicateurs économiques alimentent les craintes persistantes d’un affaiblissement de la demande. En Chine, l’activité dans les services a progressé en juin mais à l’un des rythmes les plus faibles de l’année, dernier signe d’essoufflement de la reprise post-Covid dans le pays.

En Chine, la situation économique du pays continue d’inquiéter : les prix à la consommation sont restés stables en juin sur un an à 0%, tandis que les prix à la production ont continué de plonger, selon des chiffres officiels publiés hier.

Ces chiffres alimentent les craintes d’une déflation – un recul des prix à la consommation – dans la deuxième économie mondiale.

Selon un analyste, on pourrait espérer que la baisse des prix chinois stimulera les exportations, mais cela n’a pas été le cas jusqu’ici, les pressions liées au coût de la vie se faisant sentir pour le reste des consommateurs du monde entier.

En mai, les exportations du géant asiatique se sont ainsi contractées de 7,5% sur un an et l’activité manufacturière a connu un repli pour le deuxième mois consécutif.

La reprise économique difficile du pays après la fin des restrictions sanitaires drastiques contre le Covid-19 fait ainsi douter de la résilience de la demande de brut, dans le premier pays importateur de pétrole au monde.

La Chine vise un objectif de croissance « d’environ 5% » cette année, l’un des plus faibles depuis des décennies.

Dans les deux autres grandes régions demandeuses (de pétrole), les États-Unis et l’Europe occidentale, les niveaux d’inflation toujours élevés obligent la Fed (Réserve fédérale américaine) et la BCE (Banque centrale européenne) à augmenter encore les taux d’intérêt directeurs, malgré les hausses massives déjà opérées.

Ses hausses devraient avoir « un impact sur le développement économique », selon un expert, indiquant que les économistes de Commerzbank s’attendent à ce que les États-Unis et la zone euro entrent en récession au cours du second semestre. Il faut savoir que la Chine est le premier importateur de brut au monde.

Hier, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre perdait 0,75% à 77,88 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en août, baissait de 0,80% à 73,27 dollars.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email