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Energies

Recul du Brent sur les marchés mondiaux

Recul du Brent sur les marchés mondiaux
Les prévisions des analystes internationaux sur l’évolution des cours du brut ont été déjouées ce mercredi. Bien que les prix ont quelque peu flanché par rapport aux dernières semaines, la baisse a été significative ce mercredi sur les places boursières.
Avec 62, 20 dollars le baril pour le WTI, c’est un signe qui ne trompe pas. Il est vrai que la production mondiale a augmenté légèrement, grâce aux accords de l’OPEP et ses alliés, mais en parallèle, des facteurs défavorables ont pesé sur les cours et les marchés mondiaux.
Pourquoi cette décrue dans les prix? Selon les spécialistes, cela s’explique par trois phénomènes. D’abord, c’est c’est liée par de nouvelles craintes quant à un déclin de la demande après une forte augmentation des cas de coronavirus dans le monde, notamment dans un grand pays comme l’Inde, qui fut l’un des gros consommateurs de pétrole. 
Dans ce pays, on enregistre plus de 300.000 nouvelles contaminations en 24 heures et les autorités sanitaires pensent que l’Inde sera gravement affectée dans son économie. Les spécialistes tablent déjà sur des baisses conséquentes de la demande indienne ainsi que d’autres pays ou l’économie était vigoureuse avant le rebond de la pandémie.
Ensuite, les marchés ont été réceptifs aux derniers échos parvenus de Vienne, ou les pourparlers entre Occidentaux et iraniens sur le nucléaire ont connu des progrès apparents. Ainsi, on pense qu’un accord sur le nucléaire iranien pourrait facilement déboucher sur une levée des sanctions, d’où le retour du pétrole perse sur les marchés mondiaux.
La plupart des consultants occidentaux penchent pour cette supposition et semblent anticiper déjà sur une réaction du marché du brut.
Enfin, le troisième facteur de ce repli des cours provient des réserves commerciales américaines de brut, qui ont rebondi d’une manière spectaculaire. 
Selon le rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie diffusé ce mercredi, les stocks américains de brut ont progressé de 600.000, à 493,0 millions de barils (MB), au 16 avril.
Les stocks d’essence ont un peu augmenté de 100.000 barils, alors que les analystes avaient prévu une hausse plus conséquente (+1 MB).

En revanche, les stocks de produits distillés (fioul et gaz de chauffage) ont reculé de 1,1 MB, un peu plus que les 1,7 MB attendus par le marché.

Les raffineries ont fonctionné à 85% de leurs capacités, transformant en moyenne 14,8 millions de barils par jour, un rythme très légèrement inférieur à celui de la semaine précédente. Les importations américaines de brut ont baissé, alors que les exportations sont restées quasi stables.
Stagnation signalée aussi dans le volume de la production avec onze millions de barils/jour.
Du côté de la demande implicite, 19,7 millions de barils ont été livrés quotidiennement en moyenne lors des quatre dernières semaines, soit 30,7% de plus qu’à la même période l’an dernier.
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