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Culture

En avant toute pour la lecture

En avant toute pour la lecture

En avant toute pour la lecture dans la commune rurale de Boudjima ! C’est l’expression parfaite de la 2ème édition du Salon du livre de la bibliothèque communale de Boudjima.

C’est le cas de le dire effectivement puisque c’est une véritable marée humaine qui a « envahi les espaces de la manifestation de lecture, jeudi dernier, à l’occasion du coup d’envoi de la manifestation livresque de trois jours.

En effet, les amoureux du livre ont été gâtés par la richesse littéraire lors de cette manifestation ayant regroupé pas moins de 19 maisons d’édition dont APIC, AMEL, ONAG, LABTER, DALIMEN, KERDJA, ALPHA, ACHEB, TIRA, Pensées, El Fairouz, AISAM RICHA et autres.

Cette initiative prise par l’APC de Boudjima en collaboration avec les associations Ixulaf, IMNAR, ANZA, ACABM, LACD et l’association « Un livre une vie » , a été donné une occasion pour les amateurs de la culture de rencontrer des hommes et femmes de lettres de renom qui se sont donné rendez-vous à Boudjima, devenue « la capitale du livre » tels Omar Kerdja, Hocine Haroun, Amar Idjerouidène, Lazhari Lebter et tant d’autres grandes figures culturelles et littéraires lesquelles n’ont pas raté l’occasion de répondre aux attentes de leurs lecteurs en leur faisant des ventes-dédicaces.

Par la même occasion, ces lecteurs ont eu à découvrir de nombreux écrivains et poètes en langue amazighe, française et arabe comme le jeune poète Ahcène Mariche. Celui-ci a présenté ses ouvrages écrits initialement en langue tamazight et traduits en trois langues, français, arabe et anglaise et dont nous citerons Toupie de l’échelle et Confidence and memories.

Ce jeune poète, professeur de physique de son état, a en effet publié six (06) ouvrages en langue tamazight, quatre (04) en français et un (01) en arabe. Il a aussi à son actif un poème intitulé Saint Valentin qui a été traduit dans 15 langues, alors que douze chanteurs ont interprété ses poèmes.

Le public a également eu l’occasion de rencontrer un jeune auteur, écrivain public et ancien collaborateur de presse, Mohammed Ghernaout, de la localité voisine de Mizrana, venu exposer son livre Ecrivain public à domicile qui contient pas moins de 420 modèles de lettres, fruit de sa longue expérience en tant qu’écrivain public. Ce jeune auteur compte éditer prochainement un roman intitulé L’épreuve du mariage.

Peintre, poète et écrivain, le président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, Hocine Haroun, qui a également fait un déplacement à Boudjima à l’occasion de la tenue de ce salon, a présenté au grand public ses deux œuvres éditées en 2013, Ali amekssa (Ali le berger) et son roman Faty, sa fille Thas et monsieur de Pons. Ali Amekssa est une pièce théâtrale écrite en tamazight et qui raconte l’histoire d’un jeune Kabyle qui a rêve d’un trésor caché dans un pays arabe. Il qui part à sa quête abandonnant tout derrière lui.

Une fois arrivé au but, il découvre que le véritable trésor se trouve chez lui au sein de son village natal de Kabylie. Quant au roman Faty, sa fille Thas et monsieur de Pons, il relate une histoire d’amour entre un militaire français et une jeune Algérienne, Fatima.

L’histoire se déroule entre 1941 et 1981. Hocine Haroun compte par ailleurs éditer prochainement deux autres œuvres. La première intitulée Amedjed di Fubar en tamazight et la seconde, un roman intitulé La relique.

Notons également la participation de Mme Zoulikha Touati, poétesse bilingue (arabe et tamazight). Elle est membre de l’association « Djurdjura « de Tizi Ouzou. Cette dame autodidacte a présenté un recueil de poèmes en langue arabe intitulé Basamat fi âyun bakia et deux autres livres qui sont en fait des contes pour enfants en langue tamazight.

Intitulés respectivement inuda af zeher yufat (Il a cherché la chanson, et l’a trouvé) et Yelis n uâiqar (La fille de l’homme stérile). Parmi les autres écrivains cités, Ahmed Ath-Toudert, qui a édité conjointement avec Mohand Soulali, un livre autour de l’amour épique du grand artiste de la chanson d’expression kabyle Chikh El Hasnaoui, intitulé Muhend et Fadhma.

Ce livre édité en 2012 aux éditions franco-berbères, fruit d’un long labeur de huit (08) ans de recherches, retrace l’histoire d’amour de Chikh El Hasnaoui d’après l’étude des textes de ses chansons. Ahmed At-Tudert compte éditer prochainement un roman en langue tamazight intitulé Driss d wth tadert-is di Fransa chez l’édition Erricha.

Notons par ailleurs que cette 2ème édition qui intervient cette année en hommage à l’écrivaine et historienne, Assia Djebbar décédée, rappelons-le, le 07 février dernier, sera marquée par plusieurs activités culturelles et conférences devant être présentées par des universitaires, hommes et femmes de lettres, dont nous citerons celle portant sur le thème « Apulée de madaure » qui a été présentée par Maâmar Farah, ou encore la conférence portant sur le thème « Evocation d’Anna Grec » qui a été présentée par Abderrahmene Djalfaoui.

Au menu de cette manifestation, outre l’exposition et vente de livre de tous genres, un récital poétique intitulé Quand la lumière du désert éclaire la voix du poète qui a été animée par Aicha Bouabaci au cours de la première journée.

Aujourd’hui, jour de clôture de la manifestation, sera marqué par une table ronde portant sur le thème de « Ecriture et créative « laquelle sera animée par Ferroudja Ousmer, Kelthoum Staali et Aicha Bouabaci. L’après-midi sera réservée à la conférence de Rachid Oulebsir autour du thème « La pratique de sauvegarde du patrimoine kabyle « .

Cette dernière sera suivie de la projection d’un film documentaire intitulé le poète Mohand Oumoussa, réalisé par Youcef Liani. Pour clôturer cette manifestation, un récital poétique et de chants par Salim Salima et Fouzia Laradi seront proposés au grand public.

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