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Culture

En attente de la nouvelle loi

En attente de la nouvelle loi

La vingtième édition du Salon international du livre d’Alger fermera ses portes, aujourd’hui, samedi 7 novembre, au Palais des expositions aux Pins Maritimes, non sans retenir l’annonce du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, sur la mise en application de la loi inhérente au marché du livre, au début de l’année 2016.

En marge de sa visite au 20e Salon international du livre d’Alger (Sila), dans la soirée de ce jeudi 5 novembre, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a affirmé à Alger que la loi sur les activités et le marché du livre, adoptée en 2015 par le Parlement, entrera en vigueur début 2016.

Il a précisé que « les textes d’application de la loi relative aux activités et au marché du livre sont en cours de finalisation ». Très attendue par les professionnels, cette nouvelle loi définit la responsabilité des acteurs du marché du livre : éditeurs, auteurs, libraires qui sont directement concernés par l’édition et la distribution du livre.

Cette loi vise également à mettre en place une stratégie à même de dynamiser et développer l’industrie nationale du livre ainsi que la création littéraire. A ce titre, le ministre de la Culture a appelé les éditeurs et les médias à investir davantage dans la promotion des écrivains pour « assurer une large audience à la littérature algérienne sur le plan national ».

Il a également exhorté les éditeurs à mettre en place des « commissions de lecture » pour éviter les erreurs constatées dans les ouvrages. Mettant l’accent sur le livre pour enfant, le ministre a fait savoir que son département menait des « consultations avec ses partenaires pour finaliser les textes d’application dans la partie relative au livre scolaire.

Dans ce contexte, il y a lieu de rappeler que la défaillance de la distribution du livre en Algérie favorise l’édition à l’étranger. De nombreux écrivains algériens se sont tournés au cours de ces deux dernières décennies vers les maisons d’édition étrangères, notamment orientales et françaises.

Des romanciers tels Ahlem Mostghanemi, considérée aujourd’hui comme l’une des plus grandes romancières du monde arabe,tentent de s’aligner sur les pas d’auteurs illustres en se faisant éditer par une maison à Beyrouth. Wassiny Laâredj, auteur d’ouvrages édités à Beyrouth, Damas, Amman et Dubaï et plusieurs fois primé, a déclaré que c’est grâce aux maisons d’édition étrangères que les jeunes écrivains algériens se font connaître à l’étranger, notamment en Orient et en France.

Cet écrivain participe à la 20e édition du salon international du livre d’Alger avec son nouveau roman 2084 … Histoire du dernier arabe, il recommande aux jeunes auteurs de s’ouvrir à d’autres horizons pour faire connaître leurs créations littéraires.

De son côté, le romancier Amine Zaoui a édité ses ouvrages en Algérie, à Paris, à Beyrouth et dans d’autres capitales arabes où l’industrie du livre est prospère, il estime que ces écrivains se sont tournés vers des éditeurs orientaux en raison des contraintes rencontrées par les maisons d’édition algériennes en matière de commercialisation et de distribution.

Il a expliqué que ces dernières ont fini par conclure des partenariats avec des maisons d’édition orientales pour assurer la promotion de leurs publications.

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