Elles porteront les capacités de production à 1 480 mégawatts : Entrée en service des centrales solaires au cours de l’année
Neuf centrales solaires entreront en production au cours de l’année 2026, lesquelles permettront d’atteindre, avant le 30 juin 2026, une capacité totale de 1 480 mégawatts. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de transition énergétique menée par le ministère de l’Energie et des Energies renouvelables face à une demande énergétique en constante progression en Algérie, a indiqué ce mercredi le directeur de l’information et de la communication au ministère, Khalil Hedna.
Selon le directeur de l’information, le projet national de 15 000 mégawatts à l’horizon 2030 est entré dans sa première phase avec l’élaboration et la publication du cahier des charges, une étape jugée complexe dans un domaine technologique de pointe. Ce travail a été réalisé par des spécialistes algériens de Sonelgaz, ouvrant la voie au lancement effectif du programme. La première phase permettra une production de pointe de 3 200 mégawatts.
Lors de son intervention hier à la Radio nationale, M. Hedna a précisé que neuf centrales solaires entreront en production en 2026, pour atteindre, avant le 30 juin de la même année, une capacité globale de 1 480 mégawatts. Avant la fin du mois de janvier, la production débutera à la centrale d’El-Ghrous, dans la wilaya de Biskra, ainsi qu’à la centrale de Tendla, dans la wilaya d’El-Meghaïer, chacune affichant une capacité de 200 mégawatts.
Cette nouvelle capacité viendra s’ajouter aux 27 000 mégawatts actuellement garantis par Sonelgaz, tout en renforçant la part des énergies propres dans le mix énergétique national. L’achèvement du projet de 15 000 mégawatts est ainsi présenté comme une étape déterminante dans le processus de transition énergétique, selon le même responsable.
A ce jour, l’Algérie dispose déjà de plus de 500 mégawatts produits par des centrales opérationnelles, dont une centrale éolienne située dans la wilaya d’Adrar. La stratégie du secteur vise désormais à diversifier le mix énergétique afin de réduire la dépendance aux ressources fossiles, et ce en misant sur les énergies durables et propres. Parallèlement, des efforts sont engagés pour remettre en service les centrales hydrauliques à l’arrêt, dans le cadre de la nouvelle stratégie du ministère de l’Energie et des Energies renouvelables.
Rappelons que le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal avait annoncé, lors d’une récente visite dans la wilaya de Tipasa, l’entrée en service de la première tranche de production d’énergie solaire durant le mois en cours.
S’agissant de la demande nationale en énergie, cette dernière poursuit une trajectoire ascendante continue, ce qui impose au ministère de l’Energie et des Energies renouvelables d’adapter sa stratégie afin de répondre aux nouveaux défis énergétiques. Dans ce contexte, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables a défini une feuille de route reposant sur plusieurs axes prioritaires, a indiqué M. Hedna.
Parmi les premières priorités figurent l’amélioration de la qualité du service rendu aux citoyens sur l’ensemble du territoire national ainsi que la relance des infrastructures énergétiques dont la réalisation avait été retardée. Le programme vise également à renforcer la sécurité énergétique du pays, à faciliter l’accès aux marchés extérieurs, notamment africains, et à promouvoir l’exportation de l’énergie, des équipements et de l’expertise algérienne.
Ces orientations, mises en œuvre conformément aux instructions du président de la République, se traduisent sur le terrain par une intensification des sorties ministérielles. A ce jour, huit wilayas ont été visitées, un chiffre qui s’élève à onze si l’on inclut les nouvelles wilayas récemment créées, telles que Messaad, Aflou et Aïn Oussara.
S’agissant du raccordement au gaz et à l’électricité, environ 3 000 foyers ont récemment été raccordés au gaz à Aïn Guezzam par l’alimentation en gaz propane, tandis que 8 500 foyers ont bénéficié du raccordement à Bordj Badji Mokhtar, a fait savoir l’intervenant. Grâce à ces réalisations, l’Algérie figure parmi les premiers pays au monde à avoir raccordé l’ensemble de ses wilayas au gaz. Le taux de raccordement, actuellement estimé à 75 %, devrait dépasser ce seuil, garantissant à chaque citoyen, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, un accès équitable à cette énergie. Un programme qualifié de source de fierté pour Sonelgaz, le secteur énergétique et l’Algérie dans son ensemble.