Elle lèvera l’ancre à Barcelone : Une flottille pour briser le blocus de Gaza
Malgré une météo capricieuse qui retarde le départ, la « Global Sumud Flotilla » s’apprête à quitter le port de Barcelone. Forte de 70 navires et de 3 000 participants, dont les ONGONG Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales Open Arms et Greenpeace, cette mission d’envergure internationale entend briser le blocus maritime israélien pour acheminer une aide humanitaire vitale à une enclave palestinienne à bout de souffle.
Cette nouvelle tentative de briser le blocus maritime imposé à la bande de Gaza se prépare depuis le Port Vell, où des centaines de citoyens et militants, venus de plusieurs pays, se sont rassemblés pour apporter leur soutien.
Initialement prévue ce week-end, la traversée a été reportée de quelques jours en raison de conditions météorologiques défavorables, marquées par des vagues atteignant jusqu’à cinq mètres. Les organisateurs privilégient cette fois la prudence, tirant les leçons des précédentes tentatives. Le départ effectif est désormais envisagé entre mardi et mercredi, sous réserve d’une amélioration des conditions en mer.
Au total, plus de 73 navires et près de 3050 participants devraient prendre part à cette initiative, présentée comme la plus importante jamais organisée en direction de Gaza. Des délégations venues d’Italie, de Grèce et de Turquie doivent rejoindre la flottille en mer.
Parmi les embarcations figurent notamment celles de Open Arms et de Greenpeace, avec son navire Arctic Sunrise, chargé d’assurer un soutien technique. En parallèle, près d’un millier de professionnels de santé participent à la mission afin de venir en aide à un système sanitaire gazoui gravement affaibli.
Les organisateurs affirment vouloir acheminer des médicaments, des denrées alimentaires et du matériel éducatif, tout en attirant l’attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
Le 31 août 2025, une précédente mission de la Global Sumud Flotilla avait déjà pris le départ depuis Barcelone dans des circonstances similaires. Cette opération avait mobilisé plusieurs dizaines de bateaux et des centaines de volontaires issus de nombreux pays.
Cependant, la mission avait rapidement été confrontée à des difficultés techniques et météorologiques, contraignant certaines embarcations à faire demi-tour peu après le départ. Malgré ces obstacles, une partie de la flottille avait poursuivi sa route.
Début octobre 2025, l’expédition avait finalement été interceptée en mer par les autorités israéliennes. Plusieurs dizaines de militants avaient été arrêtés puis détenus pendant plusieurs jours avant d’être expulsés. Cet épisode reste un précédent marquant, renforçant les inquiétudes quant aux risques encourus par les participants.
Le contexte actuel demeure particulièrement sensible. Israël maintient depuis 2007 un blocus maritime sur la bande de Gaza, qu’il justifie par des impératifs sécuritaires, tandis que de nombreuses organisations internationales dénoncent une grave crise humanitaire.
Dans ce climat, plusieurs responsables politiques européens ont appelé à la protection des membres de la flottille et au respect du droit international en mer.
Malgré les risques d’interception et l’instabilité régionale, les organisateurs assurent qu’ils ne renonceront pas. Pour eux, cette mission dépasse le cadre strictement humanitaire. Elle constitue également un acte de mobilisation politique visant à dénoncer l’isolement de Gaza.
En parallèle, un convoi terrestre est également en préparation, avec pour objectif d’acheminer une aide complémentaire via le passage de Rafah, en traversant plusieurs pays d’Afrique du Nord.
Dans un contexte régional marqué par les tensions, la Global Sumud Flotilla entend ainsi porter un double message : apporter une aide d’urgence aux populations civiles et interpeller la communauté internationale sur la nécessité de mettre fin au blocus.