Elle demande une réunion d’urgence sur la Palestine: L’Algérie imprime sa marque au Conseil de sécurité – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Elle demande une réunion d’urgence sur la Palestine: L’Algérie imprime sa marque au Conseil de sécurité

Elle demande une réunion d’urgence sur la Palestine: L’Algérie imprime sa marque au Conseil de sécurité

L’Algérie n’a pas a attendu longtemps pour imprimer son rythme devant ses pairs au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. La situation désastreuse dans la bande de Gaza induite par la sauvage agression israélienne constitue l’acte d’urgence à prendre en charge par la diplomatie algérienne au sein de l’hémicycle onusien à New York.

Ainsi, la représentation algérienne a demandé la tenue d’une réunion ouverte du Conseil de sécurité sur Gaza, « en mettant particulièrement l’accent sur la menace de déplacement forcé que les Palestiniens de la bande doivent affronter ».

Des médias internationaux ont rapporté hier que l’Algérie appellerait à une session ouverte du Conseil de sécurité vendredi prochain pour discuter du plan sioniste du déplacement forcé des habitants de Gaza.
Des sources diplomatiques ont révélé à la chaine de télévision qatarie Al Jazeera que l’Algérie, qui a entamé son mandat de deux ans au Conseil de sécurité en début d’année, appellerait à une session ouverte du Conseil vendredi pour discuter de cette question.

L’ambassadeur permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York, Ammar Bendjama, a affirmé que la question palestinienne serait une priorité pour notre pays au Conseil de sécurité et que l’Algérie travaillerait à mettre fin au génocide dont le peuple palestinien est victime, tout en demandant un arrêt immédiat et permanent de l’agression et l’engagement dans une voie de règlement pacifique.

Le diplomate algérien a exprimé son regret face à la recrudescence des menaces pesant sur la paix et la sécurité internationales, atteignant leur paroxysme avec les atrocités de guerre commises il y a environ trois mois contre la population civile palestinienne sans défense.

Le même intervenant a souligné que « le temps est venu d’accorder au peuple palestinien ses droits légitimes à établir son État indépendant avec pour capitale Al Qods Echarif ».

Il convient de rappeler qu’au cours des dernières semaines, des responsables politiques sionistes, dont le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, le ministre des Finances Tzachi Hanegbi, et le député du Likoud, Dani Danon, ont appelé à encourager « l’émigration volontaire » des Palestiniens de la bande de Gaza.

Des médias israéliens, dont The Times of Israël, ont fait état la semaine passée de discussions entre les autorités israéliennes et trois pays africains, dont le Congo, pour concrétiser ce funeste projet.
« Le monde doit soutenir la migration humaine, (de la population de Gaza, ndlr), car c’est la seule solution que je connaisse », a déclaré la ministre du Renseignement, Gila Gamliel, mardi dernier. Selon elle, 60 % des terres agricoles de Gaza deviendront des zones tampons de sécurité après la guerre.

Ces appels israéliens ont suscité de vives critiques arabes et internationales, même de la part des États-Unis, dont le secrétaire d’État Antony Blinken a souligné avant-hier lors de sa rencontre avec son homologue qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, qu’il « ne peut et ne doit pas être imposé aux Palestiniens de quitter Gaza ».
Pour sa part, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a vivement condamné « les déclarations irresponsables et provocatrices » de deux ministres israéliens Ben Gvir et Smotrich appelant au déplacement des Palestiniens en dehors de la bande de Gaza.

Depuis le 7 octobre dernier, l’occupation sioniste mène une guerre dévastatrice et criminelle contre la population de Gaza, ayant entraîné le martyre de plus de 23 000 personnes et près de 60 000 blessés, la plupart étant des enfants et des femmes.

Après avoir échoué à convaincre l’Égypte d’installer la population de la bande de Gaza dans le Sinaï égyptien, le gouvernement sioniste de Benyamin Netanyahou semble avoir opté pour une alternative encore plus folle : déporter les deux millions d’habitants de l’enclave palestinienne dans le lointain Congo, en Afrique.

Les pays arabes sont aussi naturellement opposés à un tel projet. Selon les observateurs, le groupe arabe aux Nations Unies a pris l’initiative de convoquer une réunion du Conseil de sécurité sur le risque de déportation qu’encourent les populations palestiniennes.

Le projet est porté par l’Algérie en sa qualité de membre non-permanent du Conseil. L’Algérie a été élue le 6 juin 2023 pour un mandat de deux ans (2024-2025) comme membre non-permanent du Conseil de sécurité par 184 voix des pays membres de l’ONU. Ce mandat a commencé mardi 2 janvier.

Le 12 juin, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a indiqué qu’entre autres priorités durant son mandat, l’Algérie continuera à « apporter son soutien constant aux causes justes, notamment palestinienne et sahraouie, et défendra les droits des deux peuples palestinien et sahraoui à mettre fin à l’occupation de leurs territoires spoliés ». Cette posture s’inscrit en droite ligne de la doctrine diplomatique algérienne sur le chapitre de la défense des causes justes endossées par l’ONU.

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