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Culture

Electre ou les conflits de palais

Electre ou les conflits de palais

Présentée ce lundi 2 mai au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi à Alger, la pièce théâtrale Electre est une adaptation de l’œuvre du dramaturge grec Sophocle qui l’aurait écrit deux ans avant son décès, en 406 av. J-C.

Mise en scène par Ahmed Khoudi et produite par le Théâtre régional d’Oum El Bouaghi, Electre est une adaptation de groupe à laquelle les comédiens seront associés sous la direction du metteur en scène, également professeur à l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle (Ismas).

Cette pièce s’inscrit dans le cycle mythologique des Atrides, mais axée beaucoup plus sur le personnage Electre, la fille du roi Agamemnon de Mycènes. Ce dernier sera assassiné par son épouse Clytemnestre et l’amant de celle-ci, Egisthe.

C’est dire le défi à relever par ces jeunes artistes de réussir la reprise d’une grande œuvre. Devant une assistance peu nombreuse, dans la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national Mahieddine Bachtarzi, la troupe tente d’incarner des personnages difficiles aux caractères complexes et aux sentiments contradictoires, de reprendre un ouvrage où le sentiment de vengeance alimente la soif du châtiment qui ne trouve son salut que dans le crime.

A la suite de la mort de son père, Electre dont le rôle est revenu à Yasmine Feriek, dénonce le duo des meurtriers, elle est résolument décidée à la vengeance après le retour de son frère Oreste (Noureddine Kihal).

D’autant qu’elle mène une vie misérable dans le palais, comparée à celle de sa sœur Chrysothémis (Amina Feriek). Dans sa dernière partie, cette tragédie grecque s’achèvera effectivement par le double meurtre de Clytemnestre (Amina Bouziane Belhadj) et Egisthe (Achour Ramzi).

Un affranchissement qui s’opère après le stratagème mis en place par Oreste, ce dernier ayant fait croire dès son retour à Mycènes qu’il est mort. Tout au long de l’interprétation et du jeu scénique, l’ensemble des comédiens dont Antar Zaidi, Céline Sahraoui et Younès Jouani, a porté le texte de manière remarquable, dans un rythme ascendant et soutenu. A en croire des spectateurs, ce nouveau spectacle (70 mn) d’une œuvre de référence est « métaphorique », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Il peut être perçu comme « le microcosme d’une société qui se déchire par la soif du pouvoir », il a mis en évidence la force de la loi qui punit le crime et tout contrevenant quel que soit son rang social. Le succès de cette pièce revient aussi au metteur en scène chevronné, Ahmed Khoudi, et à la volonté de bien faire des comédiens. 

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