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Elections sénatoriales:Le FLN lance sa campagne

Elections sénatoriales:Le FLN lance sa campagne

C’est la grande mobilisation au FLN. Après la bataille risquée, mais gagnée, de la présidence de l’APN, le parti majoritaire se tourne désormais vers l’autre Assemblée, le Conseil de la nation. Bien que détenant le plus grand nombre de sénateurs, le FLN veut encore rafler la mise avant le grand jeu de la présidentielle d’avril prochain.

Au niveau du parti on évite les calculs, mais on sait qu’il faudra miser sur deux points essentiels : convaincre ses propres élus locaux des APC et APW de la justesse de leurs choix des candidatures et ensuite tisser des alliances solides avec d’autres groupes d’élus de différentes sensibilités. Cette nouvelle bataille est encore plus ardue, selon les propres termes des dirigeants du vieux parti car il s’agira, cette fois, de discipline organique. Autrement dit, le chapitre que le parti ne maîtrise plus depuis quelques années, après les nombreuses rébellions et les retournements de veste de hauts cadres du FLN.

C’est sans doute cette appréhension qui a motivé l’état-major du parti pour préparer tout un plan de campagne et un dense programme à l’occasion de ces sénatoriales, prévues en principe vers la fin du mois de décembre prochain.

ce samedi, Djamel Oud Abbès a réuni à la maison du Peuple, siège de l’UGTA, les élus FLN de la wilaya d’Alger. Il s’agit d’une première rencontre qui annonce le début d’une opération de charme envers ses propres élus APC et APW, et ceux des autres formations politiques.

Ould Abbès estime que ces élections constituent un « test majeur » pour le FLN, en prévision probablement de l’élection présidentielle du mois d’avril 2019.

« L’ambition est quelque chose de très légitime et les candidatures sont ouvertes à tous les militants qui répondent aux critères ; finis les parachutages et les parrainages, c’est l’urne qui va parler », martèle-t-il en mettant en garde contre des pressions éventuelles contre des militants pour les pousser à retirer leur candidature.

Après avoir rappelé les critères de candidatures qu’une récente instruction du parti avait détaillés, à savoir, l’âge dépassant les 35 ans, l’absence d’antécédents judiciaires et surtout l’ancienneté au sein du parti, le patron du FLN a invité les élus à choisir avec leurs consciences et à prendre leurs responsabilités. Il

dira que le chef de l’Etat, en tant que président du parti, a instruit les responsables à éviter toute marginalisation et toute exclusion d’un candidat. Il révélera que la date butoir des dépôts de ces candidatures a été fixée à jeudi prochain.

Ould Abbès est revenu sur le dernier message du président Bouteflika à l’occasion de la célébration du 65e anniversaire de la Révolution, pour affirmer que c’est « la première fois » que le Président fait son propre bilan, après 20 ans à la tête de l’Etat.

Bilan qui a fait déjà l’objet d’un travail de synthèse de plusieurs semaines par une commission technique, et qui sera distribué aux candidats et aux militants pour être un support à leur campagne.

Au sujet de la présidentielle de 2019, Ould Abbès n’a pas soufflé le moindre mot, contrairement à ses habitudes. Il s’est refusé à lancer des boutades ou à se hasarder à des phrases politiques. Il s’est contenté de répéter « son honneur d’avoir servi le président Bouteflika pendant 13 ans dans différents postes de responsabilité ».

Revenant sur le feuilleton de l’APN, l’entêtement de Bouhadja à ne pas céder son siège, et la nomination de Bouchareb, Ould Abbès explique qu’il s’agit en l’occurrence du passage à l’acte du fameux discours du président Bouteflika à Sétif, en mai 2012, dans lequel il avait reconnu que sa génération « tab j’nan’ha » et qu’il vaut mieux passer le flambeau à la génération post-indépendance.

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