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Nationale

Elections locales : Une campagne au goût d’inachevé

Elections locales : Une campagne au goût d’inachevé

Demain jeudi, plus de 21 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour les élections communales et de wilaya. La campagne électorale a pris fin dimanche dernier à minuit. Elle n’a pas mobilisé les foules.

En l’absence de propositions concrètes en direction des citoyens, seuls concernés par ce scrutin, les chefs de parti ont eu tout le loisir durant vingt et un jour de campagne de faire des promesses peu réalistes et apparemment très éloignées des préoccupations quotidiennes des administrés.

On a trop souvent confondu entre une élection locale et la présidentielle prévue en 2019. Ce qui explique en grande partie le peu d’intérêt accordé par les citoyens à cette campagne. Atone, morose ou encore terne, les qualificatifs sont nombreux pour décrire l’ambiance qui a prévalu au cours de la campagne électorale.

Pas grand monde donc, pas de grands meetings, surtout à l’intérieur du pays. Pour certains, le cœur n’y était simplement pas. Un ras-le-bol des électeurs face à des politiciens qui promettent monts et merveilles, sans suite.

Les partis politiques sont tenus, après 22 jours de campagne, d’observer un silence électoral en application des dispositions de la loi organique relative au régime électoral.

L’article 173 de cette loi stipule que la campagne électorale est déclarée ouverte 25 jours avant la date du scrutin et s’achève 3 jours avant la date du scrutin. L’article 174 précise, pour sa part, que nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période prévue à l’article 173.

Le même texte de loi énonce dans son article 181 que la publication et la diffusion de sondages portant sur les intentions de vote des électeurs et les cotes de popularité des candidats, à moins de 72 heures à l’échelle nationale, et 5 jours pour la communauté nationale établie à l’étranger, avant la date du scrutin, sont interdites.

Concernant le déroulement de la campagne, le président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a affirmé dans une déclaration à l’APS qu’elle s’est déroulée dans de « bonnes conditions », précisant que les interventions de son instance sont « peu nombreuses » avec 685 interventions.

« Vu le nombre important des candidats en lice pour ces élections par rapport aux législatives, cette campagne s’est déroulée dans de bonnes conditions », a-t-il relevé.

A propos de la couverture audiovisuelle de la campagne et du respect du silence électoral, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a affirmé que la campagne s’est déroulée dans des « conditions régulières » et qu’aucune « plainte n’a été enregistrée ».

« Au terme de cette campagne, et par-delà son contenu, l’ARAV ne relève pratiquement pas de dépassement significatif à cet égard, ni dans la forme ni dans le fond. Aucune plainte n’a été enregistrée de la part de partis ou des candidats.

L’ARAV estime que la couverture audiovisuelle de la campagne électorale s’est déroulée dans des conditions régulières », a souligné cette instance dans un communiqué. Elle a, également, appelé l’ensemble des médias audiovisuels au « strict respect » de la période de silence réglementaire.

Le vote a déjà commencé dans 10 wilayas du Sud

Les opérations de vote ont commencé lundi dernier dans les bureaux itinérants désignés par l’administration pour aller à la rencontre des électeurs vivant en zones éparses dans le grand Sud et leur permettre de choisir leurs représentants aux assemblées locales.

Pour certaines régions où le scrutin est avancé réglementairement de 72 heures, notamment dans les wilayas de Ouargla, de Béchar, d’Illizi, de Tamanrasset et de Tindouf, le dispositif électoral était en place pour accueillir les premiers électeurs et électrices appelés à renouveler les membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW).

Deux bureaux itinérants ont déjà commencé à accueillir leurs premiers électeurs dans les zones de Rourd El-Baguel et de Berkayez dans la daïra frontalière d’El-Borma (Ouargla), totalisant 776 inscrits sur leurs listes, à savoir 314 femmes et 462 hommes appelés à accomplir leur devoir électoral, selon les données de la Direction de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya de Ouargla.

Deux autres bureaux mixtes, où sont inscrits 1 659 électrices et électeurs, sont ouverts pour permettre aux électeurs de choisir leurs représentants à l’Assemblée populaire communale (APC) de Béni-Ounif parmi les onze listes de candidats en lice et onze autres listes pour l’Assemblée populaire de wilaya (APW) des formations politiques en lice.

Dans la wilaya de Tindouf (extrême sud-ouest), ce sont 10 bureaux itinérants qui sont déployés pour recevoir les bulletins de 9 519 électeurs et électrices portés sur leurs listes, dont 3 776 électeurs à travers les zones éparses de la commune d’Oum-Laâssel et 5 743 autres à travers celles de la commune de Tindouf.

Autant de bureaux itinérants (10) ont été prévus par l’administration pour aller à la rencontre des populations nomades et rurales à travers le vaste territoire de la wilaya d’Illizi, à l’extrême sud-est du pays, et donner l’occasion aux 4 688 électeurs et électrices portés sur leur listes de se prononcer sur leurs futures représentants aux Assemblées populaires communales et de wilaya.

A l’extrême sud du pays, Tamanrasset, le vote a débuté lundi, soit 72 heures à l’avance comme le prévoit la réglementation, dans 21 bureaux itinérants désignés pour couvrir les zones éparses des communes de Tamanrasset, In-M’guel, Tazrouk, Idelès, Abalessa et Tin-Zaouatine et recueillir les bulletins de vote des 16 772 électeurs inscrits sur leurs listes. Dix wilayas du pays ont été autorisées à avancer la date d’ouverture du scrutin.

Les wilayas concernées, dont la majorité se situe au sud du pays, sont Adrar, Laghouat, Béchar, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, Tindouf, El-Oued, Naâma et Batna. Elles sont autorisées à avancer de soixante-douze (72) heures au maximum la date d’ouverture du scrutin pour l’élection des membres des APC-APW, selon l’arrêté ministériel.

Dans le cas où il est jugé nécessaire d’adapter cette disposition aux spécificités locales, les walis des wilayas précitées peuvent avancer la date d’ouverture du scrutin, selon le cas, soit de vingt-quatre (24) heures, soit de quarante-huit (48) heures, précise l’arrêté.

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