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Nationale

Elections locales : La grande déroute des islamistes

Elections locales : La grande déroute des islamistes

Les résultats communiqués par le ministre de l’Intérieur sur les élections locales ne laissent aucun doute. La mouvance islamiste, de l’aile droite à son aile gauche, est pratiquement laminée, pulvérisée et complètement en déroute. Au sein des états majors de ces formations, c’est le choc postélectoral. Les observateurs l’ont bien noté.

Depuis 2012, le déclin est confirmé. Alors que les élites islamistes misaient fortement sur les vents du fameux « printemps arabe » et la déliquescence des dictatures policières de certains régimes, voilà que leurs calculs se sont révélés faux et complètement hors sujet.

Le phénomène de la religiosité dans la société, même grandissant, ne veut absolument pas dire une politisation ou une convergence de l’opinion publique vers des positions politiques tranchées des partis islamistes.

C’est une leçon magistrale, qui démontre que cette mouvance est définitivement hors circuit par rapport aux enjeux de la présidentielle de 2019. Mieux, les forces islamistes ne pèsent plus lourd, ni dans la configuration actuelle de l’échiquier politique national, ni dans les éventuels arrangements qui vont avoir lieu dans l’optique d’un remaniement gouvernemental.

Aujourd’hui, ces islamistes, conscients de leur extinction électorale et des dangers de leur confinement politique et idéologique, crient au scandale.

Avec une cinquantaine d’APC gagnées, le MSP est le grand perdant de ces élections communales. En abandonnant sa proximité avec le pouvoir, en lâchant la vieille doctrine de l’entrisme de feu Nahnah, le MSP vient de subir les foudres de cet électorat fortement ancré sur le traditionnel confort du nationalisme-conservateur.

Le virage pris par Mokri, l’ex-président du parti, notamment lors de son intégration au groupe de Mazafran, est devenu glissant et fatal. Même la passation de consigne avec l’ex-ministre Menasra ne lui suffira pas pour sauver la face.
C’est également le même constat pour Djaballah, qui aurait tiré sa révérence avec ces résultats amers.

Lui-même aurait senti l’échec qui pointait à l’horizon et se préparerait à une retraite de mage. Ses ambitions notoirement connues de réunifier plusieurs organisations islamistes sous sa coupe ne lui ont pas servi.

Ni son opposition radicale au sein du Parlement, ni ses discours et ses envolées. Désormais, présent médiatiquement depuis toujours, la donne devrait changer. Ni Adala, ni Nahdha, ni Islah, ni Bina n’ont montré lors de ces doubles élections un visage d’une force politique tranquille, sereine et stable.

Leur électorat est dérisoire et leur supposée influence ou puissance sociale est balayée. Plus qu’une déroute, cette mouvance semble se diriger directement vers la disparition politique. Le vote des communales et de wilaya est un signe qui ne trompe pas.

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