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Nationale

Elections législatives : Le gouvernement lâche du lest

Elections législatives : Le gouvernement lâche du lest

Dans une des ses dernières interprétations, le département de Bedoui vient de conforter certains partis politiques, notamment ceux qui sont obligés de réunir des milliers de signatures de citoyens pour pouvoir faire valider leur participation aux prochaines élections législatives.

C’est ainsi que la fameuse barre des 4%, inscrite dans la loi électorale, sera contournée subtilement. La ficelle ou la ruse aura été donnée par le ministère de l’Intérieur, qui conseilla aux petits partis de créer des alliances ou des blocs politiques.

D’ailleurs, ces derniers ne cessaient d’exprimer leurs appréhensions et leur angoisse quant à cette barre électorale, devenue presque infranchissable. Surtout lorsqu’on sait que pour chaque siège de député, la loi oblige la liste à réunir 250 signatures de citoyens certifiées auprès des collectivités locales. C’est ainsi que pour une wilaya qui possède 15 sièges, il en faudra présenter quelques milliers.

L’opération n’est pas facile, notamment pour ces formations naissantes politiquement, qui ont besoin d’une visibilité antérieure afin de se faire reconnaître auprès de l’opinion locale. Ces inquiétudes sont partagées par une trentaine de partis qui n’ont pas attendu les récentes décisions du gouvernement, pour réclamer plus de souplesse dans l’application des dispositifs contraignants de la loi électorale. 

C’est d’ailleurs le même cas de figure qui s’est posé quant au problème du calcul des 4% pour l’Alliance de l’Algérie verte, qui regroupe trois partis islamistes. Faut-il exiger des signatures séparément pour ces trois partis qui vont entrer dans les législatives ou “fermer l’œil” ? Pour le gouvernement, c’est tranché définitivement.

De plus, il semble bien que les autorités publiques ont répondu favorablement également aux doléances de ces petits partis, en anticipant déjà leur volonté de constituer un nouveau front politique et électoral. C’est ainsi qu’avant-hier, une quinzaine de petits partis ont créé une instance nationale en prévision des élections législatives.

Dans un communiqué sanctionnant la naissance de leur bloc, ils ont appelé à l’annulation de la condition relative à l’obtention de 4% des voix exprimées lors des dernières législatives de 2012, sésame pour participer à celles de 2017. Selon eux, cette “condition prive la majorité des partis de la participation, ce qui est contraire aux dispositions de la dernière révision constitutionnelle”. Selon les signataires de ce communiqué, cette disposition impactera “directement le taux de participation et encouragera le boycott”.

Autrement dit, le gouvernement veut mettre tous les atouts pour encourager l’électorat national à voter, d’autant qu’on sait que les législatives algériennes connaissent les taux de participations les moins élevés, pour ne pas dire les plus faibles depuis pratiquement 20 ans.

En lâchant du lest, en jouant la souplesse, le gouvernement Sellal veut créer toutes les conditions favorables à la concrétisation d’un bon score de participation.

D’ailleurs, la hantise de l’abstention demeure comme un épouvantail et il faudra certainement plus pour “obliger” ou “convaincre” l’électorat national, notamment les tranches d’âge entre 20 et 35 ans, à répondre présent au rendez-vous du 4 mai prochain. 

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