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Nationale

Elections : Déjà 39 candidats à la candidature

Elections : Déjà 39 candidats à la candidature

Le nombre des candidats en lice pour la candidature à la prochaine élection présidentielles prévue pour le 12 décembre augmente de manière exponentielle au fil des jours ; voire des heures, atteignant ce lundi 39, selon l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Toutefois, cette « amplification » sur le plan quantitatif reste, pour le moins que l’on puisse dire, non convaincante sur le plan qualitatif. Force est de constater que la majorité des postulants ayant retiré les formulaires en vue de participer à l’échéance présidentielle, dont certains commencent à se manifester dans des vidéos « folkloriques » circulant sur les réseaux sociaux, sont inconnus de l’opinion publique, à l’exception de quelques chefs de partis politiques. Parmi ces derniers figure et sans beaucoup étonner Abdelkader Bengrina, du Mouvement El Bina, ayant ouvert le bal de la compétition samedi dernier, en confirmant sa candidature à la présidentielle du 12 décembre. L’ancien ministre du Tourisme se voit même président de la République. « J’annonce que je me présente à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré samedi. Dans un discours qui s’apparentait à une campagne électorale, le patron du mouvement El-Bina, de la mouvance islamiste, dévoile les grandes lignes de son programme qu’il estime « riche », et met l’accent sur la rupture avec le despotisme et la corruption, ainsi que le rétablissement de la confiance entre le peuple et les institutions de l’Etat. Par ailleurs, Abdelaziz Belaid du Front El Moustakbal avait annoncé sa candidature officiellement samedi soir lors d’un meeting populaire à Tamanrasset, où il a tenté de persuader la population locale qu’« il n’est pas avide du pouvoir et de l’argent et que sa volonté de participer à un scrutin de cette envergure émane de son parcours de militance dans le souci de contribuer avec responsabilité l’édification de pays ». Étant un fervent partisan du processus électoral comme solution à la crise politique, Belaid avait indiqué que « le dialogue est la voie idoine pour arriver à des élections où le dernier mot revient aux urnes ».

Pour les autres formations politiques, certains ont certes manifesté leur intention de se porter candidats en procédant déjà au retrait des formulaires de la souscription des signatures. C’est le cas de Ali Benflis de Talaie El-Horiat. L’ancien chef du gouvernement sous l’ère Bouteflika avait salué, quelques jours après son annonce, la décision de la convocation du corps électoral le 15 septembre dernier et voit que le climat politique actuel « est idoine pour la tenue de ces échéances cruciales ».

Pour ce qui est des petits partis connus par leur sortie rare et activité occasionnelle, certains de leurs chefs se sont présentés à l’ANIE pour retirer les formulaires en question. Parmi ces « lièvres » qui ont l’intention d’entrer dans la course électorale, Ali Zeghdoud, président du parti du Rassemblement algérien (RA), Mourad Arroudj, président du parti « Errafah » et l’ancien ministre de la communication Mohamed Said président du Parti de la Justice et la Liberté (PJL)

IL est cependant probable que les prochaines présidentielles ne voient pas la participation des partis dits « démocratiques » tels le RCD, le PT et le FFS qui plaident pour une constituante avant d’arriver à des élections.

Cependant, le processus électoral entamé dans les conditions politiques actuelles, a suscité une controverse parmi l’opinion publique et les regards restent braqués sur certaines personnalités nationales, attendant leur décision, notamment celles qui soutiennent le Hirak. Si certains se trouvent à la croisée des chemins et hésitent pas à prendre de décision claire pour cette épreuve, l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour préfère ne pas laisser de place au doute et s’excuse devant ses partisans de ne pas se présenter.

« Le Dr Ahmed Benbitour s’excuse auprès de ses partisans et de tous les citoyens qui le soutiennent afin de sortir le pays de la crise et annonce, avec regret, qu’il n’a pas l’intention de participer aux prochaines élections organisées par les autorités actuelles », annonce-t-il sur sa page officielle Facebook, sans trop s’étaler sur les raisons de sa décision. Les prochains jours, ceci dit, vont révéler d’autres noms des chefs de partis tels Abderrazak Makri du MSP et Belkacem Sahli de l’ANR qui vont décider de leur participation à ce scrutin présidentiel lors de la tenue de rencontres décisives les 26 et 28 du mois.

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