Election présidentielle: Les Français appelés à choisir entre l'universalisme et le repli. – Le Jeune Indépendant
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Nationale Algérie-France

Election présidentielle: Les Français appelés à choisir entre l’universalisme et le repli.

Election présidentielle: Les Français appelés à choisir entre l’universalisme et le repli.

La campagne s’est arrêtée et les sondeurs sont sommés de mettre fin à leurs études d’opinion. La parole est maintenant aux seuls électeurs et leur vérité sortira des urnes dimanche lors du second tour de l’élection présidentielle en France. Elle apparaît moins opaque qu’elle l’était avant le premier tour où un réel suspense avait plané jusqu’au dernier moment. Cette fois, il n’y a rien de tel. Le face à face télévisé entre les deux finalistes a révélé un écart qu’il est difficile d’ignorer: Marine Le Pen a encore montré ses limites. Elle a affiché une insuffisance de niveau inquiétante pour une dirigeante politique qui aspire à diriger la France.

Depuis le débat, les sondages ont tous été favorables à Emmanuel Macron. Il gagnerait avec 55% contre 45% pour sa rivale, dans le scénario le plus optimiste. Cela fait un écart de 10 points. Ce n’est pas énorme par rapport au précédent scrutin où il s’est établi à 30 points et même dérisoire à l’élection de de 2002 où Jacques Chirac avait battu Jean-Marie Le Pen, le père de Marine, avec 60 points d’écart. Cela montre une montée inexorable de l’extrême droite en France.

En 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour au détriment du socialiste Lionel Jospin avait provoqué un choc dans le pays où l’on a monté un Front Républicain pour empêcher l’ex-tortionnaire de la guerre d’Algérie de s’emparer du pouvoir. On ne parle plus aujourd’hui de Le Front Républicain comme si le désir de conjurer le péril extrême s’était largement dissipé. Cela s’explique en partie par le bilan d’Emmanuel Macron et sa sa gestion brutale de la crise des Gilets jaunes et ses errements dans la prise en charge de la pandémie du Covid-19.

Mais pas uniquement alors que la conjoncture appelle une gravité en raison de la guerre en Ukraine et de ses conséquences inévitables sur l’Europe dont la France constitue le moteur avec l’Allemagne et qui demeure centrale dans le programme du président sortant contrairement à sa rivale. En tout cas, on ne sent pas l’angoisse qui s’était emparée des Français en 2012 et en 2017.

L’idée que l’extrême droite puisse accéder un jour au pouvoir est semée dans le champ électoral. Elle finira par germer. Pourtant, Marine n’a rien modifié à ses idées. Elle a lissé son image ou « ripoliné » sa façade comme l’en accuse à juste titre Emmanuel Macron mais le fond est resté le même. Bizarrement, elle trouve des adeptes même chez certaines de ses cibles immigrées, venues de pays où le nationalisme est la vertu suprême.

Mais la France a une vocation universelle traduite par la devise « Liberté, égalité, fraternité » à laquelle on peut ajouter celle de laïcité qui permet à quiconque de croire ou de ne pas croire et s’il croit de suivre le culte de son choix. Il n’y a aucune hiérarchie entre les religions même si les « marinistes » veulent présenter la France comme « la fille aînée de l’église » avec l’idée de privilégier le catholicisme. En fait, les citoyens français sont unis par le projet, l’avenir et non par l’histoire, les racines. Par son programme, Marine Le Pen incarne le passé. Celui de la France a eu ses pages glorieuses. Et d’autres tout à fait abominables, écrites du sang des esclaves et des colonisés.

En 2002, Marine Le Pen veut réinstaurer le code de l’indigénat en faisant des Français d’origine étrangère des citoyens de seconde zone.

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