-- -- -- / -- -- --
Culture

El qanun à l’honneur

El qanun à l’honneur

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh accueille pour la première fois le Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes – Festivalgérie – dont la onzième édition, dédiée la mémoire du regretté maître du malouf Mohamed Tahar Fergani, est inaugurée dans la soirée de ce mardi 20 décembre.

Au-delà des soirées qui se poursuivront jusqu’au dimanche 25 décembre avec, à chaque fois, trois formations en concert, cette présente édition sera également animée par le deuxième Symposium international du qanun (21-25 décembre).

 Ce rendez-vous réunira autour d’ateliers en groupe, de Master Class et de mini-concerts des musiciens d’Algérie, mais aussi d’Irak, de Turquie, de Tunisie, du Maroc et des Emirats arabes unis, de Grèce, d’Azerbaïdjan et de France.

Il s’agira de parfaire l’apprentissage de différentes techniques du qanun, cet instrument bien répandu dans les pays du Moyen-Orient, en Méditerranée et dans des pays asiatiques, avec des encadreurs comme Göksel Baktagir de Turquie, Ömer Ziyad d’Irak et Tarana Aliyeva de l’université de Bakou en Azerbaïdjan.

Les participants, élèves et maîtres, partie intégrante du programme de concerts de ce festival, s’attelleront à l’application d’une méthode inhérente à un manuel de cinquante exercices. 

Lors de la soirée d’ouverture du festival, le compositeur et musicien Goksel Baktagir a enchanté la grande assistance de l’Opéra d’Alger, faisant la démonstration d’une grande maîtrise de son instrument, le qanun qui est utilisé par la grande majorité des orchestres de Turquie.

Reconnu comme une autorité et un innovateur exemplaire en la matière, ce compositeur introduit son instrument dans d’autres formes de musique du monde.

A l’Opéra d’Alger, il sera accompagné un d’un violoncelliste et d’un violoniste, étalant cinquante minutes durant tout son savoir, exécutant notamment une pièce inspirée du maqam hidjaz ghrib. Lui et ses deux musiciens accompagneront aussi leur invitée à leur concert, la chanteuse algérienne Majda Bencherif.

Cette dernière a interprété un mouwacheh libanais Lama yada yatelna et la chanson éternelle Ya el rayeh du regretté Dahmane El Harrachi. Avant ce passage agréable et surprenant, c’est l’interprète de musique andalouse Meriem Benallal qui aura l’honneur d’ouvrir cette onzième édition. Soutenue par un orchestre de huit musiciens, la chanteuse lyrique a gratifié le public d’un hawzi du cheikh Ben Msayeb, entre autres.

Cette première soirée sera conclue par la soprano Amel Brahim Djelloul qui a présente un programme puisé dans le répertoire musical universel et algérien dont Ay al xir inu (A mon grand bonheur), un titre du chanteur et compositeur Idir d’expression kabyle.

Avec son frère Rachid au violon et au chant, Noureddine Aliane au luth et à la guitare, et Dahmane Khalfa aux percussions, la chanteuse a développé un programme lié au bassin méditerranéen : musique andalouse, chant kabyle, musiques espagnole, turque, tunisienne et marocaines.

L’ouverture de ce festival sera également ponctuée par un hommage au maître Boukli Hacéne Saleh de Tlemcen, une des grandes personnalités de la musique andalouse.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email